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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Léon ROBICHAUD, Le besoin d'être aimé et de comprendre. (2024)
Préface


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Léon ROBICHAUD, Le besoin d'être aimé et de comprendre. Shippagan, N.-B., Léon Robichaud aôut 2024, 68 pp. [Autorisation formelle accordée conjointement par l’auteur et transmise par M. Claude Snow le 20 septembre 2024 de diffuser ce livre en libre accès à tous dans Les Classiques des sciences sociales.]

[7]

Le besoin d’être aimé et de comprendre

Préface

Sorti de l'université, diplôme en main, la recherche du travail pour tout immigrant est primordiale, oppressante et épuisante. Seul, sans parents, sans famille, le soutien moral et parfois matériel d'un ami s'avère important dans cette lourde tâche de parcourir différents établissements pour s'exposer à la compréhension ou non d'un éventuel employeur. La rencontre du père Léon Robichaud à l'Université de Trois-Rivières fut providentielle. Le père Léon, homme de grand cœur, côtoie souvent des jeunes de différents pays latino-américains et leur prête une oreille attentive. Il comprit immédiatement ma préoccupation après avoir essuyé plusieurs refus d'embauché auprès de quelques Commissions scolaires. Les mathématiques et l'anglais, étaient les matières disponibles. Pas le français.

Tout de suite, Père Léon me révéla que la province voisine, le Nouveau-Brunswick, sa province natale, est francophone et qu'une éventuelle embauche dans la Péninsule acadienne pourrait être possible. Alors, il m'offrit, sans même le lui avoir demandé, sa voiture et une lettre de recommandation à remettre au surintendant du district scolaire de Shippagan. Il m'envoya à Lamèque chez son frère, Paul-Emile, qui me guiderait vers le district scolaire. Quelle générosité de Léon et de son frère !

J'ai toujours gardé contact avec lui que je considère comme un ami et un bienfaiteur.

[8]

Maintenant, confiné dans une résidence privée pour aînés, il s'adonne à la lecture et à l'écriture. Il dévoile dans ce petit bouquin un brin de sa vie privée et de sa vision de L'Église telle enseignée dans son jeune temps et véhiculée encore de nos jours. Une Église difficile à emboîter le pas au temps d'aujourd'hui. Tout de même, il tient mordicus à sa foi même si ses réflexions semblent indiquer le contraire, il dévoile « J'écris ces choses avec un certain tremblement, car ça va contre l'enseignement reçu. »

Père Léon nous livre à cœur ouvert, sans artifice, ses doutes, ses peurs, son attachement profond à sa mère et en son Église. Sans ambages, il se questionne sur l'existence de l'enfer, sur l'immortalité de l'âme. Faut-il y croire ou ne pas y croire ? Il creuse au fond de lui-même dans la méditation pour rencontrer Dieu et pour trouver une réponse.

Il aborde aussi plusieurs sujets relatifs à la maladie, à l'horloge de la vie. Nous naissons, nous tombons malade, nous guérissons, mais nous mourrons aussi. Il nous convie à la méditation pour nous rapprocher du Dieu intérieur en qui il croit fermement.

Léon a pensé le présent livre comme un testament à léguer aux lectrices et lecteurs à la recherche des réponses à leurs questions. Ce recueillement face à face avec Dieu, loin de toute distraction, nous aidera dans notre cheminement vers le repos éternel. Léon nous parle abondamment de l'amour de soi et de l'amour des autres. D'ailleurs c'est cet amour des autres qui l'ont persuadé à changer de place pour diversifier ses rencontres dans son apostolat. « Partout où je demeurais, je n'étais que de passage, ma demeure était ailleurs. » Malgré ses problèmes physiques, ses hésitations à [9] croire aux jugements sévères de l'Église, il rencontre dans le silence et la paix intérieure, Dieu qui le réconforte et lui est source de joie.

Mon cher Léon, je veux vous assurer que votre passage en ce monde va laisser des traces. La lecture de votre livre nous invitera à rechercher une vie meilleure dans la joie et l'Amour.

Léon est rempli d'espoir pour les futures générations.

Max Calixte



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mercredi 16 avril 2025 8:53
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 



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