RECHERCHE SUR LE SITE

Références
bibliographiques
avec le catalogue


En plein texte
avec Google

Recherche avancée
 

Tous les ouvrages
numérisés de cette
bibliothèque sont
disponibles en trois
formats de fichiers :
Word (.doc),
PDF et RTF

Pour une liste
complète des auteurs
de la bibliothèque,
en fichier Excel,
cliquer ici.
 

Collection « Les auteur(e)s classiques »

Christianisme Marxisme. Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire. (1935) [1975]
Introduction


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Nicolas Berdiaeff (Berdiaev) [1874-1948], Christianisme Marxisme. Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire. Présentation et traduction de Laurent Gagnebin. Paris: Les Éditions du Centurion, 1975, 97 pp. Première publication, 1935 en allemand. Une édition numérique réalisée par un bénévole qui souhaite conserver l'anonymat sous le pseudonyme “Antisthène”, un ingénieur à la retraite de Villeneuve sur Cher, en France.

[9]

Christianisme Marxisme.
Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire

Introduction

[10]

[11]

Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire est un bref essai de Nicolas Berdiaeff daté de novembre 1935. Ce texte encore totalement inédit fut alors polycopié en allemand, dans un tirage limité, sous les auspices du Conseil œcuménique pour un christianisme pratique (section de recherche). L’original russe des ouvrages de Berdiaeff a été envoyé après sa mort, par sa belle-sœur Génia Rapp, au musée des Archives de Moscou (Maison Pouchkine) ; ces textes sont donc aujourd’hui pratiquement inaccessibles.

Rappelons que c’est au cours de l’été 1922 que Berdiaeff fut expulsé de Russie avec l’interdiction absolue de rentrer dans sa patrie sous peine d’être fusillé. Berdiaeff a toujours insisté sur le fait qu’il avait été exilé pour des « raisons idéologiques et non politiques » (Essai d’autobiographie spirituelle, p. 303). Sa fidélité au christianisme, à une philosophie de type idéaliste et personnaliste, l’opposait en effet au matérialisme marxiste. Son désaccord fondamental avec le nouveau régime, son hostilité [12] à l’égard du communisme se situaient ainsi pour lui au niveau religieux et moral ; il n’était pas un homme politique et ne prétendit pas l’être. De 1923 à 1924, Berdiaeff vit à Berlin où il fonde une Académie de philosophie et de religion ; il fut alors nommé doyen de l’Institut scientifique russe où il enseigna la morale et l’histoire de la pensée russe. En 1925, Berdiaeff gagne Paris et s’installe définitivement à Clamart où il vivra avec sa femme et sa belle-sœur. L’Académie fondée à Berlin le suit en France ; Berdiaeff y reprend donc ses cours et travaille activement aussi à la rédaction de la revue La Voie (Put). Sa réputation grandit rapidement et sa maison accueillante deviendra un véritable centre de rencontres intellectuelles et internationales. C’est en 1927 que Berdiaeff fait paraître à Paris Un nouveau Moyen Age qu’il avait écrit et publié précédemment à Berlin ; ce livre où il rassemble des réflexions sur la destinée de la Russie et de l’Europe eut un succès considérable et révéla Berdiaeff au public occidental lui apportant ainsi une renommée européenne.

Berdiaeff va consacrer désormais sa vie à la réflexion philosophique et religieuse. Il écrira en France la plus grande partie de son œuvre et ses livres les plus importants, donnant de nombreuses conférences en Europe occidentale, participant à des recherches dont Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire témoigne, à des réunions, à des colloques, à des congrès divers qui lui permirent de connaître et rencontrer alors les écrivains et les penseurs les plus célèbres de l’époque. Entre 1935 et 1945, en plus des conférences données dans des milieux russes, Berdiaeff participe principalement aux [13] cercles d’Esprit, dirigé par Emmanuel Mounier ; il deviendra avec ce dernier un des inspirateurs les plus écoutés du mouvement personnaliste.

Quand, en novembre 1935, Berdiaeff écrit Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire, il a déjà publié ses ouvrages fondamentaux consacrés aux rapports du christianisme et de l’athéisme marxiste : Problème du communisme (1933) composé de trois essais importants : Vérité et mensonge du communisme, Psychologie du nihilisme et de l’athéisme russes, « La ligne générale » de la philosophie soviétique ; Christianisme et réalité sociale (1934) regroupe quatre essais fondamentaux dont certains avaient déjà été publiés précédemment indépendamment : Le marxisme et la religion, Christianisme et lutte des classes, Christianisme et activité de l’homme, Dignité du christianisme et indignité des chrétiens. Les sources et le sens du communisme russe édité en 1938 chez Gallimard et réédité par la même maison en 1963 dans le cadre de la collection Idées avait en réalité été écrit en 1935 et se trouve ainsi contemporain de Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire. C’est dire que cet essai constitue le sommet d’une réflexion entreprise par Berdiaeff depuis plusieurs années et forme ainsi, dans sa remarquable concision, un résumé saisissant de la pensée de Berdiaeff sur ce sujet. Il s’avère donc possible de le commenter utilement en comparant plus particulièrement ses thèses avec les œuvres que nous [14] venons de mentionner et en les comparant aussi avec l’ensemble des livres de Nicolas Berdiaeff dont elles illustrent souvent excellemment la pensée, nous permettant ainsi d’en mieux saisir l’évolution.

Nicolas Berdiaeff, sans être un historien à proprement parler, s’est toujours attaché aux problèmes posés par la philosophie de l’histoire dont il a su donner dans ses livres une image à la fois personnelle, prophétique et vigoureuse. En 1920, il fut nommé à l’Université de Moscou et chargé de cours à la Faculté de philosophie et d’histoire. Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire trouve par conséquent parfaitement sa place dans la vie, l’œuvre et la pensée de Berdiaeff. Les leçons de Berdiaeff données en 1919 et 1920 dans le cadre de son Académie libre de culture spirituelle seront à l’origine d’un ouvrage significatif qui peut représenter une très riche introduction à Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire : Le sens de l’histoire où Berdiaeff s’appliquait à élaborer ce qu’il appelle dans un sous-titre « une philosophie de la destinée humaine ».

Berdiaeff affirme clairement dans son Essai d’autobiographie spirituelle : « J’ai toujours été particulièrement intéressé par les problèmes de la philosophie de l’Histoire ; c’est pourquoi on m’appelle souvent un historiosophe. Cela me maintient dans la tradition de la pensée russe, qui a toujours été historiosophique. Je suis pénétré du motif historique » (p. 376). Ces lignes appellent quelques éclaircissements qui nous permettront de mieux situer encore Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire dans l’œuvre et la pensée de Berdiaeff.

[15]

Au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, la Russie n’avait pas encore de véritable philosophie ; l’éveil de cette dernière sera dû à la philosophie allemande et plus précisément au courant idéaliste dont les représentants comme Kant, Fichte, Schelling et Hegel eurent sur la pensée russe une influence considérable. Mais, chose particulière à la philosophie russe, cette dernière sera avant tout une philosophie de l’histoire. Soloviev (1853-1900) peut être considéré, avec Berdiaeff, comme un des penseurs les plus typiques de ce courant et aura sur Berdiaeff une influence certaine. Berdiaeff écrit dans L’idée russe : « Tout ce que j’ai écrit se rapporte à la philosophie de l’histoire et à l’éthique ; je suis surtout un philosophe de l’histoire et un moraliste, peut-être aussi un théosophe dans le sens de la théosophie chrétienne de Franz Baader, Ciezkowski ou Soloviev » (p. 250). Berdiaeff appartient ainsi à la génération de ce qu’il aime appeler la renaissance russe ; il a été en rapports étroits avec les membres et créateurs de cette renaissance philosophique qui se caractérise aussi par son élan religieux. Cet aspect ne saurait être ignoré quand on parle de la conception que Berdiaeff a de la philosophie de l’histoire.

La philosophie religieuse dont Berdiaeff se réclame est nettement distincte de la théologie. Le théologien raisonne au nom de l’Église et le fait en se référant aux Écritures, à la tradition, à une orthodoxie consacrée. Le philosophe chrétien, selon Berdiaeff, n’est pas un dogmaticien ; il marche librement vers la connaissance en s’appuyant toujours, et cela est essentiel, sur une expérience spirituelle et sur la foi. Pour la philosophie religieuse, [16] au sens où l’entend Berdiaeff, la Révélation n’est pas une donnée objective et autoritaire, mais une expérience personnelle et un fait spirituel. La méthode du philosophe sera donc avant tout intuitive et conduira à la fusion de la raison théorique et pratique. Chez le philosophe chrétien, les forces spirituelles de l’homme sont requises plus que celles de la seule raison. Berdiaeff peut ainsi écrire dans L’idée russe ces mots décisifs si l’on veut bien comprendre le sens et la portée exacte de son œuvre philosophique et de l’essai présenté ici : « La philosophie religieuse russe met particulièrement l’accent sur le fait que la connaissance philosophique est le fruit d’une union spirituelle de la raison, de la volonté et des sens, qui exclut tout morcellement rationaliste. Sa tâche la plus importante va donc être la critique du rationalisme » (p. 167).

En Occident, on distingue très nettement en général, surtout depuis l’influence barthienne, la théologie et la philosophie. L’expression de philosophie religieuse n’est guère utilisée et semble toujours sujette à caution, voire suspecte. Théologiens et philosophes s’en méfient. En Russie, la philosophie, dont l’essor extraordinaire marqua la renaissance russe dont se réclame Berdiaeff, eut incontestablement un caractère religieux. La philosophie n’était pas pour autant soumise à une autorité ecclésiastique ; elle était libre, mais fondamentalement liée à une expérience religieuse. Cette philosophie religieuse n’est pas à comprendre dans un sens trop limitatif ; comme le montre l’œuvre entière de Berdiaeff et plus particulièrement Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire, [17] elle embrassait aussi bien des problèmes relatifs à la vie spirituelle qu’à la vie sociale.

Il faut noter enfin que le tournant spirituel qui présida à la renaissance russe a eu plusieurs courants dont l’un des plus marquants pour l’intelligentsia fut le courant marxiste qui supplanta rapidement le mouvement populiste. On comprend mieux dès lors l’importance du dialogue christianisme-marxisme, tel que l’a vécu Berdiaeff et tel que Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire le représente, si l’on garde ce phénomène toujours présent à la mémoire. Une partie des marxistes d’alors passa à l’idéalisme puis finalement au christianisme. Cette évolution très particulière à la Russie est tout à fait représentative des forces vives et novatrices qui animaient la renaissance philosophique et spirituelle, voire sociale, de la Russie au début du siècle. Sur la base d’un marxisme critique et non orthodoxe, naquit ainsi en Russie un mouvement intellectuel et religieux au visage propre. Certains marxistes fidèles aux perspectives sociales du marxisme s’en détachèrent dès le début, vers 1890, au niveau proprement philosophique, pour proclamer contre le matérialisme une pensée kantienne et fichtéenne, c’est-à-dire idéaliste. Berdiaeff connut une telle évolution qui fut d’ailleurs vivement dénoncée et combattue par les marxistes purs qui s’en tenaient au matérialisme. Une distinction s’opéra ainsi entre ceux qui adhéraient à un marxisme orthodoxe et ceux qui n’en acceptaient qu’une partie. Ce courant idéaliste offrait de nouvelles perspectives ; il ne dura pas longtemps, mais permit à ses représentants de vivre un tournant vers la [18] religion, le christianisme, l’Église orthodoxe. Parmi eux, nous trouvons des hommes bien connus comme Serge Boulgakov, Pierre Struve, Simon Frank et, bien entendu, Nicolas Berdiaeff ; aucun d’entre eux ne pourra finir ses jours en Russie ! Cet élan vers la religion et cette aspiration vers le renouvellement des esprits, dans une perspective libre et créatrice qui caractérisa tout ce courant, s’accompagnèrent aussi d’un retour aux sources du XIXe siècle, un retour à ce que Berdiaeff appelle dans L’idée russe le « contenu spirituel de la littérature russe » (pp. 231-232) : principalement Khomiakov, Dostoïevski et Soloviev.

Mais, faut-il encore le souligner, Berdiaeff ne s’est pas contenté de disserter sur l’histoire ; il a vécu cette dernière intensément, et plus particulièrement au niveau du combat qu’il n’a cessé de mener, de manière paradoxale, à la fois pour et contre le marxisme. Il écrit dans son Autobiographie spirituelle : « Ce n’est pas seulement le tragique conflit de la personne et de l’Histoire qui fait le contenu de ma vie, c’est aussi l’Histoire elle-même insérée dans mon expérience » (p. 377).

Une part essentielle de l’existence et de l’œuvre de Berdiaeff s’est construite au cœur du drame du communisme russe ; son Essai d’autobiographie spirituelle retrace en détail les différentes étapes d’une lutte qu’il serait déplacé de présenter ici. Socialiste et chrétien convaincu, Berdiaeff qui avait combattu contre l’Ancien Régime sera [19] donc finalement banni par le nouveau. Il n’en continuera pas moins de mener une lutte acharnée contre le capitalisme matérialiste et pour un christianisme social. Il écrit par exemple dans L’idée russe : « Le thème social occupe chez moi un rôle beaucoup plus important que chez les autres représentants de la philosophie religieuse russe ; je suis proche du courant qui, en Occident, s’appelle socialisme chrétien, mais ce socialisme est résolument personnaliste » (p. 251). La religion chrétienne n’est certes pas pour lui une simple religion sociale oublieuse des dimensions véritables de l’Évangile, mais il pensait que la révélation de la Vérité chrétienne et la vérité de la Révélation devaient être mises en rapports étroits avec la vie tout entière, aussi bien morale et spirituelle, que sociale et matérielle. Il conclut par ces termes révélateurs son essai intitulé Le marxisme et la religion : « Ne pourra vaincre l’esprit antichrétien qu’un christianisme purifié, spiritualisé, approfondi, prenant conscience de ses devoirs créateurs et dans la culture et dans la vie sociale » (p. 58).

Berdiaeff ne coupera jamais les ponts avec les marxistes ; il s’appliquera à vivre avec eux un dialogue d’autant plus positif qu’il était convaincu qu’un christianisme infidèle à sa vocation sociale et créatrice était finalement à l’origine de l’athéisme marxiste et de la haine de ce dernier pour la religion. Il exprimera cette idée fondamentale, qui apparaît très nettement dans Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire, dans plusieurs livres ; le titre de l’un d’entre eux constitue, à lui seul, un témoignage suffisant : Dignité du christianisme et indignité des chrétiens.

[20]

Berdiaeff n’est pas un bâtisseur de système ; telle est la faiblesse, selon les uns, ou la force, selon les autres, de sa philosophie existentielle, de sa pensée étrangère à tout dogmatisme, à tout académisme, à toute orthodoxie consacrée comme à tout sectarisme.

Les ouvrages de Berdiaeff sont en général très touffus et, dans la mesure où Berdiaeff ne suit pas toujours un plan très précis ni n’utilise une méthode très rigoureuse d’analyse philosophique, il s’avère difficile de suivre sa pensée et ses développements. La philosophie de Berdiaeff n’est pas systématique ; elle touche de près à la vie, elle correspond au fruit de ses expériences personnelles. Il écrit dans son Essai d’autobiographie spirituelle : « Or ma philosophie fut existentielle — comme l’on s’exprime aujourd’hui — elle traduisait mes luttes spirituelles, elle fut proche de la vie, de la vie sans guillemets » (p. 40). Berdiaeff aimait à rappeler qu’il ne voulait pas être un philosophe didactique et académique, un philosophe pur dont la pensée pourrait être séparée de la vie et constituer en quelque sorte un système cohérent et intemporel. « La philosophie a été pour moi liée à mon destin, à mon être entier ; en elle, le connaissant était toujours présent en tant qu’existant », affirme encore Berdiaeff dans son autobiographie (p. 120). Dans ses œuvres, Berdiaeff nous livre une pensée vivante et brûlante, mais souvent confuse et étrangère à la logique. Ayant vécu, comme nous l’avons montré, le marxisme de l’intérieur, au cœur de sa vie et au cœur de la Révolution, Berdiaeff ne donne guère de références historiques ou littéraires précises et ne cite presque jamais ses sources. On pourrait [21] facilement multiplier les citations où Berdiaeff reconnaît que le manque d’esprit de suite, son incapacité pour l’analyse et le développement discursif, constituent la faiblesse principale de sa manière d’écrire et de penser qu’il appelait d’un terme qui lui était cher : « aphoristique » (cf. par exemple Essai d’autobiographie spirituelle, p. 108 ; Essai de métaphysique eschatologique, p. 5). La pensée de Berdiaeff est essentiellement intuitive, paradoxale et synthétique. De telles caractéristiques découragent parfois ses lecteurs, embarrassent le plus souvent ses commentateurs et rendent toujours très difficile la tâche de ses traducteurs. Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire n’échappe pas à de telles critiques. Dans son ouvrage monumental intitulé Berdiaeff. Une réflexion chrétienne sur la personne (Paris, Aubier, 1963), Jean-Louis Segundo a pu écrire très justement : « Un mépris certain pour le genre littéraire propre à la philosophie occidentale, l’usage d’un vocabulaire ésotérique tiré des théologies hérétiques et même de la cabale, un style aphoristique manquant de continuité logique, revenant inlassablement sur certaines idées mises en relief et exprimées de façon paradoxale, tout cela a sûrement contribué à ce qu’on ignore le véritable philosophe que fut Berdiaeff » (p. 11). L’absence de rigueur dans les développements et la réflexion est le point faible d’une œuvre prophétique où les répétitions abondent, voisinant avec des éclairs fulgurants comparables aux rayons étincelants d’une lumière intérieure.

Partagé entre le désir de livrer ici un texte parfaitement clair, et celui de rester scrupuleusement fidèle à [22] l’original, nous avons choisi la deuxième solution. On verra dans le caractère parfois un peu littéral de ces lignes le signe d’un profond respect pour une pensée et un style que nous ne nous sommes pas senti le droit de travestir.

Désireux de donner une dimension existentielle aux notes qui accompagnent la traduction de cet essai, en facilitent la compréhension et en soulignent les rapports multiples avec les autres œuvres de Berdiaeff, nous avons cru utile de les faire suivre de notices biographique et bibliographique auxquelles le lecteur pourra toujours se reporter.

Pour plus de clarté nous avons numéroté les paragraphes de Conception chrétienne et conception marxiste de l’histoire ; cette numérotation n’existait pas dans le texte de l’auteur. Nous avons d’autre part adopté, pour la graphie du nom de Berdiaeff, la forme qu’il utilisait lui-même quand il signait en français.


Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mardi 7 juillet 2020 7:09
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 



Saguenay - Lac-Saint-Jean, Québec
La vie des Classiques des sciences sociales
dans Facebook.
Membre Crossref