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Collection « Les auteur(e)s classiques »
Une édition électronique réalisée à partir du livre d’Edward E. Evans-Pritchard (1965), La femme dans les sociétés primitives et autres essais d’anthropologie sociale. Traduit de l’Anglais par Anne et Claude Rivière. Paris : Les Presses universitaires de France, 1971, 248 pages. Collection : Bibliothèque de sociologie contemporaine. Titre de l’ouvre originale : The position of women in primitive societies and other essays in social anthropology. (Faber and Faber Ltd, Londres, 1965). Préface Depuis une vingtaine d'années, le nombre des étudiants en anthropologie sociale s'est considérablement, accru, de même que l'intérêt suscité par cette discipline. Pour répondre à ce qui me semblait être un souhait général, je me risquai donc à publier quelques-unes de mes conférences et études sous le titre Essays in Social Anlhropology. J'étais plutôt pessimiste quant au succès de cet ouvrage, mais comme, en fait, il s'est révélé utile, j'ai décidé de rassembler une seconde série d'essais. Ce deuxième volume comprend, d'une part, deux conférences générales dans lesquelles je tente des analyses comparatives, et, d'autre part, divers articles, fruits de recherches sur le terrain, qui sont encore pour la plupart, m'a-t-on dit, utilisés dans les universités. Ces articles décrivent des coutumes sans doute disparues, ou tout au moins en voie de disparition, chez les peuples est-africains. Le mélange intentionnel a pour but de montrer que l'anthropologue social ne doit pas se borner à étudier une seule société ou simplement quelques aspects de la vie sociale des peuples primitifs, mais qu'il doit effectuer de nombreuses recherches dans un grand nombre de sociétés. Les Azande, les Nuer, les Dinka et les Anuak sont des peuples du sud du Soudan. Les Nandi et les Luo vivent au Kenya. Des collègues et ceux dont j'ai eu l'honneur d'être le professeur m'ont souvent pressé de rééditer les articles que je présente ici. J'ai inclus les deux derniers, sur les noms de boeufs et la vengeance des esprits, pour les tirer de l'obscurité de quelques anciens numéros de revues car, à mon sens, les sujets dont ils traitent ne manquent pas d'intérêt. Je n'ai apporté que quelques corrections mineures. Comme je l'ai noté dans mon premier volume, je ne m'exprimerais pas aujourd'hui de la même manière qu'il y a trente ou quarante ans, mais ce serait une erreur, je pense, de supprimer ce qui m'apparaît maintenant comme des imperfections et d'opérer un mélange de la pensée et du style d'alors avec ceux d'aujourd'hui. Il est évident que l'anthropologie sociale s'est modifiée et que j'ai moi-même changé. Aussi vaut-il mieux que les écrits de naguère restent ce qu'ils étaient dans l'atmosphère intellectuelle de l'époque.
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