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Collection « Les sciences sociales contemporaines »
Jean GRAVE [1854-1939], Réformes, révolution. (1910)
Table des matières
Une édition électronique réalisée à partir du livre de Jean GRAVE [1854-1939], Réformes, révolution. Paris : P.V. Stock, Éditeur (Ancienne Librairie Tresse & Stock), Palais-Royal, 1910, 363 pp. Collection: Bibliothèque sociologique, no 41. Une édition numérique réalisée à partir d’un facsimilé de la Bibliothèque na-tionale de France. Une édition numérique réalisée à partir d’un facsimilé de la Bibliothèque nationale de France.
Les réformes, duperie électorale. Dans le programme socialiste, les réformes se substituent à l’idée révolutionnaire. Erreur de tactique des anarchistes. La révolution n’est pas un but, mais un moyen. Nécessité d'améliorations immédiates. Le salariat empêche la libération de l’individu. La classe-tampon. La lutte de tous les jours rappelle aux anarchistes qu’il n’y a pas d’absolu. La difficulté de garder la juste mesure. Complexité de chaque problème. La pierre de touche des idées. Parlementarisme et action directe. L’effet des réformes ne peut-être que temporaire.
Chapitre II. Développement divergents [16]
Le Sultan-Rouge et le Tzar-Pendeur. Les guerres coloniales. Progrès apparents de l'État et du Parlementarisme dans l’ordre des faits. Leur déchéance dans l’évolution de l’idée. L’individu prisonnier du milieu économique. Évolution de la morale. [356] Puissance des préjugés. La Révolution-fétiche. De la théorie à la pratique. Ce sont les victimes de l’État qui font sa puissance. La liberté agit, ne se décrète pas. C'est l’individu seul qui peut se libérer. Multiplicité des groupements d’action. Décentralisation. Initiative.
Chapitre III. La force et le droit [39]
La loi n’est que la raison du plus fort. La lutte pour le pouvoir. Légalité, masque de la force. L’État ne peut agir qu’en vue de sauvegarder ce qui existe. L'ouvrier qui réclame ne peut-être qu’un perturbateur. La force de l’argent. Les grèves à coup d’argent. L’arme des ouvriers. L’inextensibilité des réformes dans l'état social actuel. Cette inextensibilité justifie l’intransigeance ouvrière. C’est toujours à ceux qui n’ont rien qu’on rogne la part. La foi au pouvoir tutélaire s’éteint.
Chapitre IV. Les exigences des ouvriers [52]
La société actuelle est unanimement reconnue mauvaise. C’est sur les réformes à faire que l’on n'est plus d'accord. Le droit de défense pour ce qui existe. Et les droits de ceux qui sont sacrifiés par ce qui existe ? La société n’est pas une entité. Les droits antagoniques. La société actuelle est l’organisation de l’exploitation des uns par les autres. Se méfier des conciliateurs. La violence n’est pas toujours brutale. Le droit des grévistes à vider l’atelier. La révolte c’est l’affirmation d’un droit nouveau. Chacun son tour à se faire entendre Primitivement les droits n’allaient pas sans devoirs. Au cours de l’évolution, les uns ont gardé tous les droits et rejeté les devoirs [357] sur ceux qu'ils asserviraient. C’est aux spoliés à modérer leurs réclamations. On n'obtient que ce que l'on sait prendre. Mais quelqu’un troubla la fête.
Chapitre V. Où sont les simplistes ? [75]
Un travail de Pénélope. Les catégoriseurs d'idéals. Vous êtes orfèvre M. Josse ? Chacun voit avec sa lorgnette. Est réalisable ce que veulent réaliser les individus. Gouverner c’est défendre ce qui existe. Des réformes qui ne « réforment » pas. Propager un idéal c'est travailler à sa réalisation. Il faut détruire le salariat. La loi ne protège que ceux qui savent se protéger eux-mêmes. Le but-guide. Inconciliabilité entre travail et capital. Ceux qui n’ont rien ne sont pas intéressés à la défense de ce qui existe, Le mensonge Patrie. Le mensonge juridique. Le problème est posé.
Chapitre VI. L’impôt sur le revenu. Les retraites ouvrières [90]
Les bourgeois se prétendent les défenseurs de la justice absolue. Chacun doit payer selon ses ressources. Ce sont les bourgeois qui tirent le plus d’avantages de l'ordre social. La valeur d'une pièce de cent sous. L’Impôt indirect, moyen d’écorcher sans faire crier. En définitive c'est celui qui travaille qui paie pour tous. Les lois de « protection ouvrière ». L’arbitrage obligatoire. Un nouvel impôt. Une escroquerie financière. La danse des milliards. Un leurre.
Chapitre VII. La journée de huit heures. Défense des salaires [115]
Les réclamations ouvrières admises par tous... en [358] principe et à condition que les ouvriers méritent leur réalisation par leur soumission. Les exagérations forcées des prôneurs de système. Les réclamations ouvrières ne prendront fin que lorsque chacun sera son propre patron. Chacun a droit au développement qu’il peut atteindre. Les réclamations ne cesseront qu’avec les abus qui les suscitent.
Chapitre VIII. Le mutualisme [130]
La racine du mal. Mauvais effet de rétablissement d’une valeur d’échange. Guildes et corporations. S’adapter n’est pas révolutionner. Tendance à « Unilatéraliser ». Les « petits profits ». Mensonges des panacées. « L’aide mutuelle » basée sur la disparition des « mutualistes ». La pratique du « mutualisme engendre la concurrence. Mensonges des systèmes. Le moyen vaut surtout par ce que valent ceux qui le mettent en couvre. Si le présent ne peut être sacrifié à l’avenir, il ne peut avoir de valeur qu’en en tenant compte.
Chapitre IX. Le coopératisme [145]
Illusions sur le coopératisme. Échecs des coopératives de production. Ouvriers. Patrons. Coopératives de consommation. Les théoriciens. Le bluff. Tout se tient dans la société. On produit pour agioter, non pour consommer. La loi des salaires. Le recrutement des associés. Le mirage. On ne lutte, sur son terrain, contre le capital qu’en lui empruntant ses moyens. La société composée de coopératives ne serait pas changée. Les coopératives anglaises. Les coopérateurs-exploiteurs. On n’apprend pas à se libérer du mercantilisme en le pratiquant. Bien compris le coopératisme peut affranchir individuellement quelques-uns, mais [359] ne peut devenir un moyen d'affranchissement général. Il faut détruire la propriété.
Chapitre X. Le mensonge électoral [163]
Le joug de l’heure présente. De répercussion en répercussion une amélioration de salaire en annihile une autre. Il n’y a de réformes que celles que les peuples savent imposer. Un souverain qui n'a que le droit d’abdiquer. L’Utopie du meilleur gouvernement. Le bon gouvernement est celui qui n’existe pus. La loi est prohibitive par essence. Changements du gouvernement, continuité de l'oppression et de l’exploitation. La loi n'affranchit que celui qui possède. Le socialisme politicien. Les lois « ouvrières ». Elles ne sont appliquées qu’autant que les intéressés savent les faire respecter. Même quand elle veut être favorable à l'ouvrier, la loi a un côté funeste pour lui. Pour détruire l'autorité, il ne faut pas l’exercer. Les députés doivent légiférer sur ce qu’ils ne connaissent pas. L’abstention ne peut faire le jeu des réactionnaires. La lutte est économique. L'individu ne se libérera que par son propre effort. La codification d'une réforme est sou arrêt de développement.
Chapitre XI. La conquête des pouvoirs [185]
La conquête des Municipalités. Théorie et pratique. La faillite de la conquête des Municipalités, L’arrivée au pouvoir est l'abandon du programme révolutionnaire. Socialisme d'opposition, socialisme de gouvernement. La pratique du pouvoir. Quelques exemples. Briseurs d'énergies. La peur des responsabilités. Le gouvernement est pour défendre ce qui existe. Conquis par le pouvoir. Les [360]réformes valables exigent la lutte. La liberté du travail ! Questions d'opportunité.
Chapitre XII. Action directe et parlementarisme [202]
Il n’y a pas d'absolu. L'État présent l'emporte toujours sur l’État à venir. Le parlementarisme change les questions de place. Les mensonges parlementaires. La révolution est l’affirmation de l’évolution. La loi ne donne que ce que l’on sait prendre et défendre. La loi égale pour tous ne peut être qu’oppressive. La liberté est dans la diversité. Les intéressés seuls sont aptes à trouver la solution qui leur convient. L’action directe est éducative. Comme quoi la loi donne naissance à des formes nouvelles d’exploitation La loi sur les retraites est une fumisterie. Tout conciliateur est un ennemi pour le travailleur.
Chapitre XIII. Le Syndicalisme [216]
Les débuts de l'anarchisme. Syndicalisme selon la conception socialiste. L’individualisme et le syndicalisme. Le syndicat groupement naturel. Le syndicat groupement de défense dans l'État social actuel. Il faut savoir vers quoi l’on marche. Le syndicalisme, moyen de révolution, a sa place à côté des autres, il ne peut les suppléer. Diversité des groupements de lutte. Les besoins déterminent les groupements. La division du travail. Le travail agréable. Le choix des activités. Le syndicat doit disparaître avec l’État social qui l’a engendré. Le mot engendrant la doctrine. Influences réciproques. Déviation des théories lorsqu’on veut les pousser à l’absolu. Chacun son dada.
[361]
Chapitre XIV. Les grèves, grève générale [242]
L’ouvrier ne peut résister au patron que par la cohésion. La vie au jour le jour. L’apprentissage de la volonté. Un danger. La lutte contre les préjugés. La grève générale peut engendrer les revendications d'ordre général et devenir éducatrice. Le triomphe des grèves n'est qu'un armistice. De la grève générale à la révolution. Lin autre aspect de la grève générale.
Chapitre XV. La solidarité dans la lutte ouvrière [256]
Dualisme entre la façon de penser et celle d’agir. Faiblesse du sentiment do solidarité sociale. L'individualisme n'exclut pas la solidarité. Erreur du corporatisme. Solidarisme de phrases. Individualisme solidarise. Il faut développer le sentiment de solidarité sociale. Moins récriminer, mieux se sentir les coudes. Syndicats jaunes factices La faim tueuse d'énergies. Le groupement pour résister. La foi aux sauveurs. Inertie. La grève-éducatrice. Le sabotage. Intéresser le public aux réclamations des grévistes. Si ceux qui souffrent voulaient ! La besogne des syndicats.
Chapitre XVI. La leçon de l’écureuil [271]
Le danger des réformes. Augmentation du coût de la vie. C’est la faute au syndicat. Le manque d’initiative. Ligues d’acheteurs. Le capital se rattrape toujours. La loi des salaires. Le salariat c’est l’esclavage. Ce qui est réalisable et ce qui ne l’est pas. Le syndicalisme ne se suffit pas à lui-même. Les intérêts immédiats font perdre de vue les intérêts [362] moins proches. Fausse logique. Chacun son point de vue. Il n'y a pas que des intérêts corporatifs dans la société.
Chapitre XVII. Meneurs et idéologues [286]
Deux « bêtes noires ». Chacun son rôle. Tout effort n’est pas perdu. Moyens pratiques des gens pratiques. Théorie et action. Où finit l'une ? Où commence l'autre ? Nouveaux airs, vieille chanson. Les bons apôtres. C’est l'ignorance des opprimés qui fait la force des oppresseurs. L’individu ne doit attendre son affranchissement que de lui-même, mais il a à apprendre comment. Arme à double tranchant. Démolissons les murailles de Chine. Les cases-étanches. Points de repère dans la brume. Le fonctionnarisme syndical. Si chacun mettait la main a la pâte !
Chapitre XVIII. Société d’aujourd’hui. Société de demain [302]
On ne crée rien de rien. La société de demain fille d’aujourd’hui. Une machine ne rend que ce à quoi elle est adaptée. Adapter n’est pas réformer. Des individus ne réalisent que ce dont ils sont convaincus. Utilité de l’idéal. Moyens de lutte, moyens temporaires. Bons de travail. Aggravation du système capitaliste. Produire pour agioter. La richesse de la production engendre la misère du producteur. Amélioration n’est pas affranchissement. Impossibilité d’une valeur d’échange. La consommation obligatoire. Les ricochets de la production et de la consommation. Produire pour consommer.
[363]
Chapitre XIX. De la société présente à la société de demain [321]
Disparition du régime capitaliste et de ses institutions. Individualisation du travail. Ni spécialisation ni universalisation, équilibre. Variété des formes d’activité de chaque individu. Ébauche de la société future dans les groupements actuels. Les réserves. Causes de luttes, causes d'entente. Ce que l’on nie pour la société future existe dans les relations sociales d'aujourd’hui. Le besoin créera le groupement. Nombreuses sont les formes d’action qui sollicitent l'initiative des individus. Si les anarchistes ne sont pas nombreux, les idées anarchistes sourdent de toutes parts. Les groupements pour l’action.
Chapitre XX. La révolution [339]
La révolution est inévitable. C’est en résistant à leurs maîtres que les exploités prennent conscience de leurs droits. C'est aussi en luttant que l'être d’aujourd'hui peut trouver les formes de groupement de demain. Ce qui doit marquer la déchéance capitaliste. Les privilégiés ne renoncent pas de bon gré à leurs privilèges. Les réformes à l'État social présent, ne font que le consolider. Sera-ce la dernière révolution ? Abolition de la propriété, et de la monnaie. Les gouvernements n'ont d’autorité que ce qu’on leur en reconnaît. La prise de possession. L’exemple. La révolution doit être internationale. Place à l’initiative. Le désordre est préférable à l’ordre imposé.
Dernière mise à jour de cette page le mercredi 1 juillet 20267:23
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
Saguenay - Lac-Saint-Jean, Québec
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Jean-Marie Tremblay, fondateur des Classiques des sciences sociales