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Collection « Les auteur(e)s classiques »
Une édition électronique réalisée à partir du texte d'Ibn Khaldoun [Historien, philosophe, sociologue, juge, enseignant, poète, aussi bien qu’homme politique], Les prolégomènes. Première partie (1863). Traduits en Français et commentés par William MAC GUCKIN, Baron DE SLANE, membre de l’Institut. (1801-1878). Reproduction photomécanique de la première partie des tomes XIX, XX et XXI des Notices et Extraits des Manuscrits de la Bibliothèque Nationale publiés par l’Institut de France (1863). Paris: Librairie orientaliste Paul Geuthner, 1934 (réimpression de 1996), CXVI + 486 pages. Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, bénévole, Paris. Table des matières Introduction [du traducteur]
Suite de l’introduction. Liste des chapitres dont se compose l’Histoire universelle. Notice des manuscrits de l’Histoire universelle et des Prolégomènes. Observations sur l’édition de Boulac et sur les traductions de Péri-Zadé et de Djevdet Efendi. Préface de l’auteur.
Introduction. De l’excellence de la science historique ; établissement des principes qui doivent lui servir de règle ; aperçu des erreurs et des méprises auxquelles les historiens sont exposés ; indications de quelques‑unes des causes qui produisent ces erreurs.
De la société humaine et des phénomènes qu’elle présente, tels que la vie nomade, la vie sédentaire, la domination, l’acquisition, les moyens de gagner sa subsistance, les sciences et les arts. Indication des causes qui ont amené ces résultats.
PREMIÈRE SECTION. Sur la civilisation en général PREMIER DISCOURS PRÉLIMINAIRE.
SECOND DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Traitant de la partie habitée de la terre, des principales mers, des grands fleuves et des climats.
SUPPLÉMENT DU SECOND DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Pourquoi le quart septentrional de la terre a‑t‑il une population plus nombreuse que le quart méridional ?
DESCRIPTION DU PLANISPHÈRE TERRESTRE.
TROISIÈME DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Qui traite des climats soumis à une température moyenne ; de ceux qui s’écartent des limites où cette température domine, et de l’influence exercée par l’atmosphère sur le teint des hommes et sur leur état en général.
QUATRIÈME DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Qui traite de l’influence exercée par l’air sur le caractère des hommes.
CINQUIÈME DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Qui traite des influences diverses que l’abondance et la disette exercent sur la société humaine, et des impressions qu’elles laissent sur le physique et le moral de l’homme.
SIXIÈME DISCOURS PRÉLIMINAIRE. Concernant les hommes qui, par une disposition innée ou par l’exercice de pratiques religieuses, ont la faculté d’apercevoir les choses du monde invisible. Ce chapitre commence par des observations sur la nature de la révélation et des songes.
SECONDE SECTION. De la civilisation chez les nomades et les peuples à demi sauvages, et chez ceux qui se sont organisés en tribus. Phénomènes qui s’y présentent. Principes généraux. Éclaircissements.
La vie nomade et la vie sédentaire sont des états également conformes à la nature. L’existence de la race arabe dans le monde est un fait conforme à la nature.
La vie de la campagne a précédé celle des villes. Elle a été le berceau de la civilisation. Les villes lui doivent leur existence et leur population Les gens de la campagne sont moins corrompus que ceux de la ville.
Les gens de la campagne sont plus braves que ceux des villes. La soumission aux autorités constituées nuit à la bravoure des citadins, et leur enlève la pensée de se protéger eux‑mêmes.
La faculté de vivre dans le désert n’existe que chez les tribus animées d’un fort esprit de corps. L’esprit de corps ne se montre que chez les gens qui tiennent ensemble par les liens du sang ou par quelque chose d’analogue. La pureté de race ne se retrouve que chez les Arabes nomades et les autres peuples à demi sauvages qui habitent les déserts. Comment les noms patronymiques des tribus perdent leur exactitude.
Le droit de commander ne sort jamais de la tribu ; il reste dans la famille qui s’appuie sur des nombreux partisans.
Chez les peuples animés d’un même esprit de corps, le commandement ne saurait appartenir à un étranger.
Chez les familles qui sont animées d’un fort esprit de corps, la noblesse et l’illustration ont une existence réelle et bien fondée ; chez les autres, elle ne présente que l’apparence et le semblant de la réalité.
Si les clients et les créatures d’une famille participent à sa noblesse et à sa considération, ils ne doivent pas cet avantage à leur origine, mais à la réputation de leur patron. La noblesse d’une famille atteint son point culminant dans quatre générations. Les tribus à demi sauvages sont plus capables d’effectuer des conquêtes que les autres peuples. L’esprit de corps aboutit à l’acquisition de la souveraineté. Une tribu qui se livre aux jouissances du luxe se crée des obstacles qui l’empêcheront de fonder un empire. Une tribu qui a vécu dans l’avilissement est incapable de fonder un empire.
Une tribu s’avilit qui se résigne à payer des impôts et des contributions.
Celui qui cherche à se distinguer par de nobles qualités montre qu’il est capable de régner. Sans vertus, on ne parvient jamais au pouvoir.
Les peuples les moins civilisés font les conquêtes les plus étendues.
Toutes les fois que l’autorité souveraine échappe aux mains d’un peuple, elle passe à un autre peuple de la même race, pourvu que celui-ci ait conservé son esprit de corps. Le peuple vaincu tâche toujours d’imiter le vainqueur par la tenue, la manière de s’habiller, les opinions et les usages. Un peuple vaincu et soumis dépérit rapidement. Les Arabes ne peuvent établir leur domination que dans les pays de plaines. Tout pays conquis par les Arabes est bientôt ruiné.
En principe général, les Arabes sont incapables de fonder un empire, à moins qu’ils n’aient reçu d’un prophète ou d’un saint une teinture religieuse plus ou moins forte. De tous les peuples, les Arabes sont les moins capables de gouverner un empire. Les peuplades et les tribus (agricoles) qui habitent les campagnes subissent l’autorité des habitants des villes. Sur les dynasties, la royauté, le khalifat et l’ordre des dignités dans le sultanat (gouvernement temporel). Indication de tout ce qui s’y présente de remarquable. Principes fondamentaux et développements. On ne peut établir sa domination ni fonder une dynastie sans l’appui de son peuple et de l’esprit de corps qui l’anime. Une dynastie qui parvient à s’établir d’une manière solide cesse de s’appuyer sur le parti qui l’avait portée au pouvoir. Des personnages appartenant à une famille royale parviennent quelquefois à fonder un empire sans avoir eu l’appui de leur propre peuple. La religion enseignée par un prophète ou par un prédicateur de la vérité est la seule base sur laquelle on puisse fonder un grand et puissant empire. Une dynastie qui commence sa carrière en s’appuyant sur la religion double la force de l’esprit de corps qui aide à son établissement. Une entreprise qui a pour but le triomphe d’un principe religieux ne peut réussir si elle n’a pas un fort parti pour la soutenir. Une dynastie ne peut étendre son autorité que sur un nombre limité de royaumes et de contrées. La grandeur d’un empire, son étendue et sa durée sont en rapport direct avec le nombre de ceux qui l’ont fondé. Un empire s’établit difficilement dans un pays occupé par de nombreuses tribus ou peuplades. Dans un empire, le souverain est naturellement porté à se réserver toute l’autorité ; on s’y abandonne au luxe, à l’indolence et au repos. Lorsque l’empire a acquis sa forme naturelle par l’établissement de l’autocratie et par l’introduction du luxe, il tend vers sa décadence. Les empires, ainsi que les hommes, ont leur vie propre. Dans les empires, les habitudes de la vie sédentaire remplacent graduellement celles de la vie nomade.
L’aisance du peuple ajoute d’abord à la force de l’empire. Indication des phases par lesquelles tout empire doit passer, et des changements qu’elles produisent dans les habitudes contractées par le peuple pendant son séjour dans le désert. La grandeur des monuments laissés par une dynastie est en rapport direct avec la puissance dont cette dynastie avait disposé lors de son établissement.
Redevances des provinces de l’empire.
Le souverain qui s’engage dans une lutte avec sa tribu ou avec les membres de sa famille se fait appuyer par ses affranchis et par ses clients. De la condition des affranchis et des clients sous l’empire. De ce qui arrive à un empire quand le sultan est retenu en tutelle et n’exerce aucune autorité. Le ministre qui tient son souverain en tutelle se garde bien de prendre les titres et les attributs de la royauté. De la royauté ; sa véritable nature et ses diverses espèces. Trop de sévérité dans un souverain nuit ordinairement à l’empire. Sur la dignité de khalife et celle d’imam. De la diversité d’opinions qui existe au sujet du khalifat et des qualités qu’un khalife doit posséder.
Des opinions des Chîïtes au sujet de l’imamat.
Comment le khalifat (gouvernement spirituel et temporel) se convertit en royauté (gouvernement temporel).
Sur le serment de foi et hommage. Sur le droit de succession dans l’imamat.
Sur les offices et charges religieuses qui dépendent du khalifat.
Sur le titre d’émîr el‑moumenîn.
Sur la signification des mots Babba (pape) et Batrik (patriarche), termes employés chez les chrétiens ; et sur celui de Cohen, dénomination usitée chez les Juifs.
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