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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Nicolas Lossky, L’intuition, la matière et la vie. (1928)
Préface


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Nicolas Lossky, L’intuition, la matière et la vie. Traduit du russe par M. Exempliarsky. Paris : Librairie Félix Alcan, 1928, 179 pp. Collection : “Bibliothèque de philosophie contemporaine”. Une édition numérique réalisée par un bénévole qui souhaite conserver l'anonymat sous le pseudonyme “Antisthène”, un ingénieur à la retraite de Villeneuve sur Cher, en France.

[v]

L’intuition, la matière et la vie.

Préface

Le présent ouvrage : L’intuition, la matière et la vie, contient mes trois articles suivants : « Esquisse d’une théorie de l’intuitivisme », « La matière dans un système de la conception organique du monde » et « Le vitalisme contemporain ».

Ces articles forment un tout unique en tant que la doctrine de l’intuition est appliquée, dans le second article, à répondre à la question : « Comment un système de la nature matérielle est-il possible ? » et, dans le troisième article, à expliquer certaines facultés de l’organisme. Les trois articles sont également relevés entre eux par l’esprit, qui les pénètre, de la conception organique du monde.

En particulier, la tâche de l’article « La matière dans un système de la conception organique du monde » est d’exposer la doctrine dynamiste de la matière, en l’opposant à la doctrine hylocinétique. D’après le dynamisme, le volume impénétrable de la matière, sa faculté de remplir l’espace est un processus, notamment une manifestation des forces de répulsion et d’attraction ; d’après la doctrine hylocinétique, le volume impénétrable de la matière n’est pas une action, mais un état de la matière, une qualité qui lui est propre en vertu du fait même de son existence. Pour résoudre une multitude de questions de la philosophie de la nature, la doctrine dynamiste présente de grands avantages. Le but de mon article est justement d’attirer l’attention des naturalistes au moins sur quelques-unes de ces questions : 1° la question de savoir comment s’établit une action réciproque entre les éléments de la matière — par la voie d’une action exercée de près (par contact) ou par celle d’une action de loin, actio in distans — a une importance essentielle pour [vi] le philosophe de la nature. Les tentatives entreprises pour faire adopter soit la première, soit la seconde de ces solutions suscitent des difficultés sans issue. La doctrine dynamiste de la matière, développée dans l’esprit d’une conception organique du monde, élimine complètement ce problème et, de cette façon, abolit radicalement des difficultés aussi bien de la première que de la seconde doctrine ; 2° les doctrines contemporaines affirmant la nature électrique de la matière cadrent le plus facilement avec le dynamisme. Et en effet, que sont les charges électriques, sinon des manifestations des forces de répulsion et d’attraction ; 3° le dynamisme contient la doctrine qui enseigne que le processus mécanique extérieur possède également un côté intérieur, soit l’élan qui, aux degrés supérieurs du développement, nous est connu par l’auto-observation, comme un processus psychique. Tandis que, aux degrés inférieurs du développement, il est analogue au processus psychique et, pour cette raison, peut être appelé phénomène psychoïde. Ainsi, d’après le dynamisme, il n’y a pas de processus purement mécaniques, car ils sont tous ou mécaniques psychoïdes, ou bien psycho-mécaniques. Grâce à cela, les deux royaumes de la nature, la sphère psychique et la sphère matérielle, sont soudés ensemble indissolublement, d’où vient : 4° la possibilité de construire une doctrine établissant l’action réciproque de l’âme et du corps, c’est-à-dire de se libérer de la théorie artificielle du parallélisme psycho-physique ; 5° la théorie dynamiste de la matière est le terrain le plus commode pour introduire le vitalisme dans la biologie, en établissant que les phénomènes de la vie dans l’organisme ne sauraient être compris comme des processus exclusivement mécaniques.

Dans la première partie de l’article « Le vitalisme contemporain », j’expose les quatre preuves présentées par Driesch pour établir que l’organisme n’est pas uniquement un agrégat des particules de la matière et des processus unifiés seulement par les relations de l’espace et du temps, sans aucun principe plus élevé de l’unité. La première et [vii] la quatrième preuve de Driesch démontrent avec évidence qu’il y a à la base de l’organisme un principe non matériel et supraspatial qu’il appelle entéléchie (ou bien « psychoïde », et, au degré le plus élevé du développement, « âme »).

Dans la seconde partie de l’article, j’expose la doctrine de Driesch et de E. Hartman concernant les facultés du facteur non matériel de la vie. Certains côtés de leur doctrine concernant l’intervention du facteur non matériel dans le cours des processus mécaniques ne me paraissant pas satisfaisants, je présente une exposition de ma propre tentative de résoudre cette question, tentative ayant pour base une théorie dynamiste de la matière exposée dans le présent recueil. En outre, j’applique ici ma doctrine de l’intuition aussi bien à la question de l’unité de l’organisme qu’à celle de la reproduction.

Je remercie M. Exempliarsky de l’excellente traduction de mon livre.

[viii]


Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le jeudi 23 septembre 2021 9:05
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 



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