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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Julien BENDA (1867-1956), Discours à la nation européenne (1933)
Table des matières


Une édition électronique réalisée à partir du texte de Julien BENDA (1867-1956), Discours à la nation européenne. Paris: Les Éditions Gallimard, 1992, 148 pages. Collection Folio/Essais. Première édition, Éditions Gallimard, Paris, 1933. Une édition numérique réalisée par Pierre Palpant, retraité et bénévole.

Table des matières

I. L'Europe ne se fera que si elle adopte un certain système de valeurs morales. — Nécessité, pour ses éducateurs, de croire à une action morale, transcendante à l'écono­mique; de revenir de Marx à Platon.

II. Des tentatives d’unification de l’Europe avant nos jours : Justinien ; Charlemagne ; les Hohenstaufen ; Innocent III ; Charles Quint ; Napoléon. — Pourquoi elles ont échoué. — L’Europe a souvent existé ; mais l’idée de l’Europe n’existait pas. — L’Europe voulait être désunie. — Cette volonté atteint son apogée au commencement du XXe siècle. — Nécessité de renverser nos jugements sur ces tentatives du passé.

III. Autres renversements de valeurs nécessaires. Glorifions l’attachement des clercs du Moyen Age à l’idée abstraite de l’Empire romain. — L’Europe sera une victoire de l’abstrait sur le concret. — Flétrissons les Bodin, les Machiavel, inventeurs des souverainetés nationales. — Glorifions Érasme.

IV. Déplorons la disparition du latin au profit des langues nationales. — L’Europe devra élever les œuvres de l’intelligence au-dessus des œuvres de la sensibilité. — Résistances qu’elle trouvera. — Exaltons la culture au sens gréco-romain du mots par opposition au sens germanique.

V. Que les éducateurs de l’Europe donnent l’exemple d’une classe d’hommes qui ne se pensent pas dans le national. — Qu’ils détruisent en eux l’œuvre du XIXe siècle. — Poincaré et Maxwell. — De l’attitude que devraient prendre les clercs allemands au sujet de la responsabilité de la dernière guerre.

VI. Rendons le nationalisme ridicule et odieux.

VII. Quelle sera la langue supernationale ? Le français. -Nécessité de -revenir à la religion de la clarté, de la rationalité, de l’apollinisme ; de rompre avec la religion du XIXe siècle pour le « dynamisme et l’irrationalité créatrice. — Critique de l’idée de création, d’invention, d’originalité. — Nécessité de revenir à la théologie platonicienne.

VIII. Effort du nationalisme pour diviniser le national. — Réponse de l’Imitation.

IX. De quelques ennemis naturels de l’Europe. — Les artistes. — Les romantiques de l’héroïsme. — Les champions de l’« ordre ».

X. Erreurs et mensonges pacifistes. — Il est faux que les nations puissent faire l’Europe et garder leur attache­ment à leurs personnalités respectives.

XI. De l’équivoque fondamentale du nationalisme. — Que l’Europe ne doit pas être un nouveau nationalisme. — Quel sera le statut métaphysique de l’Europe ? L’Europe sera un moment de la réalisation de Dieu dans le monde.


Retour au livre de l'auteur: Jacques Bainville, historien (1879-1936) Dernière mise à jour de cette page le jeudi 16 novembre 2006 8:15
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur au Cegep de Chicoutimi.
 



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