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Collection « Les auteur(e)s classiques »

Maurice Merleau-Ponty, La prose du monde. (1969)
Deuxième et troisième de couverture


Une édition électronique réalisée à partir du livre de Maurice Merleau-Ponty, La prose du monde. Paris: Les Éditions Gallimard, 1969, 215 pp. Texte établi et présenté par Claude Lefort. Collection NRF. Une édition numérique réalisée par Charles Bolduc, bénévole, Docteur en philosophie de l'Université de Sherbrooke, ami et professeur de philosophie au Cégep de Chicoutimi

LA PROSE DU MONDE

DEUXIÈME ET TROISIÈME
DE COUVERTURE



C’est l’esquisse d’une théorie de l’expression, mais aussi de l’histoire, que livre cet ouvrage. La moitié qui en était écrite avant 1952 demeura en chantier, tandis que son auteur, sans cesser d’agiter les questions qui l’avaient nourri, se tournait vers d’autres entreprises.

Merleau-Ponty interroge ici les travaux du linguiste et du psychologue, l’art du peintre et de l’écrivain. Au centre de sa réflexion, l’idée de la prose, du travail des signes qui animent le sens et ne s’effacent devant lui que pour composer un nouvel organe de la culture.

À l’époque où il vient d’achever les premiers chapitres de son livre, une lettre adressée à un philosophe contemporain précise au mieux son intention. « Toute grande prose, écrit-il notamment, est aussi une recréation de l’instrument signifiant, désormais manié selon une syntaxe neuve. Le prosaïque se borne à toucher par des signes convenus des significations déjà installées dans la culture. La grande prose est l’art de capter un sens qui n’avait jamais été objectivé jusque-là et de le rendre accessible à tous ceux qui parlent la même langue. Un écrivain se survit lorsqu’il n’est plus capable de fonder ainsi une universalité nouvelle, et de communiquer dans le risque. Il nous semble qu’on pourrait dire aussi des autres institutions qu’elles ont cessé de vivre quand elles se montrent incapables de porter une poésie des rapports humains, c’est-à-dire l’appel de chaque liberté à toutes les autres. Hegel disait que l’État romain, c’est la prose du monde. Nous intitulerons Introduction à la prose du monde ce travail qui devrait, en élaborant la catégorie de prose, lui donner, au-delà de la littérature, une signification sociologique. »

Maurice Merleau-Ponty, qui est né en 1908 à Rochefort-sur-Mer (Charente-Maritime), est mort brutalement à Paris le 3 mai 1961. Ancien élève de l’École normale supérieure, agrégé de philosophie et docteur ès lettres, il a été maître de conférences et professeur à la Faculté des lettres de Paris de 1949 à 1952, et professeur au Collège de France de 1952 à 1961.



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le lundi 12 mai 2014 19:07
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 



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