|
Quatrième de couverture
De nos jours, la censure ne montre plus son vrai visage dans les pays où la démocratie est brandie mais non appliquée, sans doute parce que nous vivons une fiction démocratique.
Le politiquement correct a remplacé chez nous la censure d’autrefois et celle qui règne encore dans les pays totalitaires, avec d’autant plus de vigueur et de répression que la technologie permet une circulation en temps réel de l’information et du risque permanent de la désinformation. Les « réseaux sociaux » en font quotidiennement la démonstration parfois tragique (tel adolescent se suicide parce que ces réseaux dits « sociaux » ont exhibé une vidéo humiliante ou gênante).
La censure existe partout, en politique, dans l’édition, dans les discussions entre proches, amis ou inconnus.
La pensée est en danger, elle dérange toujours. Ceux qui l’ont défendue et la protègent encore l’ont fait et continuent à le faire parfois au péril de leur liberté et/ ou de leur vie.
Nous devons nous en souvenir et nous battre pour que ce bien ultime et si précieux ne nous soit pas arraché.
Hanania Alain Amar, psychiatre, AIHP, ancien expert rapporteur à la Haute Autorité de Santé (Commission de la Transparence) et ancien membre du Comité d’Ethique du CHU de Lyon, a déjà écrit plusieurs ouvrages littéraires, outre de nombreuses publications scientifiques parues dans des revues spécialisées.
Photographie de couverture :
Madame Anastasie, 1874, par André Gill, (18401885).
|