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Histoire du Centre du Québec. (2013)
Avant-propos
Cette synthèse d'histoire régionale du Centre-du-Québec est née de la volonté d'intervenants régionaux désireux de contribuer au développement de leur région et de la faire connaître à l'ensemble de la population du Québec. Elle s'inscrit dans les travaux du Chantier des histoires régionales de l'Institut national de la recherche scientifique (INRS) et constitue le 23e ouvrage de la collection « Les régions du Québec ».
Sous la présidence d'honneur de l'évêque de Nicolet, monseigneur Raymond St-Gelais, le comité directeur a assumé la triple responsabilité de faire la promotion du projet d'histoire du Centre-du-Québec, de favoriser des collaborations externes très profitables et de travailler intensément à son financement. Il était composé de son président Maurice Richard, de Michèle Paradis, Yolande Allard, Claude Bellavance, Georges Lamy, Richard Pedneault, Daniel Vigneault, Jean Barbeau, Lionel Bellavance, Louis Bergeron, Normand Bernier, Raymond Bilodeau, Gérald Dauphinais, Denis Fréchette, Francine Ruest-Jutras, Alain Lemaire, Claude-Henri Léveillé, Gaétan Désilets, Jacques Martineau, Denis Mayrand, Jean-Côme Morrissette, Yvan Rousseau, Jean Roy, Sandra Vigneault et du soussigné. Plusieurs personnes ont été sollicitées pour fournir leur expertise sur des sujets particuliers. Messieurs Richard, Pedneault, Bellavance, Lamy et mesdames Paradis et Allard ainsi que le soussigné ont formé le comité exécutif. Le comité, par ses rencontres régulières, a pu suivre de près l'évolution de ce vaste chantier et lui apporter tout le soutien dont il était capable.
Avec l'appui de l'Université du Québec à Trois-Rivières et de monsieur Jacques Plamondon, qui était alors recteur de cette institution, Claude Bellavance, Yvan Rousseau et Jean Roy, tous professeurs-chercheurs de cette institution et membres du Centre interuniversitaire d'études québécoises (CIEQ), ont constitué le noyau de l'équipe de recherche.
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Les relations avec la communauté civile, les institutions et les partenaires financiers ont été assurées par Georges Lamy, conseiller au développement à l'INRS. Au cours des années où se sont poursuivis les travaux de recherche et de rédaction, l'INRS a tenu à ce que les contacts soient maintenus et que les informations les plus récentes circulent parmi les intervenants. La collecte de fonds a été le résultat de ce partenariat.
Soulignons également le travail du comité pour le choix de l'œuvre qui illustre la couverture de ce livre. Sous l'égide du comité directeur de l'histoire du Centre-du-Québec, un comité, animé par Georges Lamy et composé de Yolande Allard, Michèle Paradis, Richard Pedneault et Maurice Richard, a invité les artistes de la région à participer à un concours. Il a retenu l'œuvre proposée par madame Louise St-Germain, de Nicolet. Rappelons que ce concours a bénéficié du soutien financier de Cascades inc. et de son président et chef de la direction, monsieur Alain Lemaire.
Aux membres des comités, à l'équipe des chercheurs de leurs collaborateurs et à tous celles et ceux qui ont participé à la réalisation de cette synthèse d'histoire, nous exprimons toute notre gratitude.
Les attentes envers les synthèses d'histoire régionale sont fort variables, d'autant plus que ces ouvrages aux objectifs scientifiques s'adressent à un large public. Certains attendent un traitement particulier sur tel ou tel sujet : municipalités, institutions, entreprises, vie associative, individus ou groupes d'individus, ou encore sur un groupe ethnique. Précisons qu'une synthèse est avant tout une vue d'ensemble d'une région. À ce titre, la synthèse est fort différente de l'encyclopédie, de la monographie locale ou encore d'une biographie où, parfois, les détails et les anecdotes abondent. Comme d'autres synthèses publiées dans la collection « Les régions du Québec », le présent ouvrage ne tient pas compte de bien des énumérations, des dénombrements, des particularités, et il ne s'attarde ni aux éloges ni aux dénigrements.
Quelques sujets auraient certes mérité un plus grand approfondissement, surtout dans le cas d'une région où les travaux déjà réalisés sont assez restreints. En raison de leur complexité et à cause de l'absence d'études, leur traitement aurait exigé beaucoup trop de temps pour une synthèse d'histoire régionale ou en dépasserait les limites. Comme c'est souvent le cas dans les synthèses, le thème principal de chacun des chapitres pourrait faire l'objet d'études particulières. Enfin, loin de prétendre d'être au-dessus de tout débat dans son contenu et dans ses interprétations, cette synthèse veut surtout procurer un cadre de recherche utile à d'autres chercheurs.
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Donner un sens à la région, la faire connaître et favoriser la construction d'une appartenance comptent parmi les principaux objectifs du présent ouvrage. Souhaitons qu'ils contribuent à d'autres recherches et au développement du Centre-du-Québec.
Normand Perron,
coordonnateur du Chantier des histoires régionales
à l'Institut national de la recherche scientifique
17 décembre 2012
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Ce livre consacré à l'histoire du Centre-du-Québec nous aura longuement habités, donnant même à l'occasion certains vertiges, habitués que nous sommes d'explorer le passé québécois dans des domaines à la fois plus spécialisés et beaucoup plus circonscrits dans le temps. Il faut dire que le Québec ne bénéficiait au départ ni d'historiens spécialisés sur l'ensemble de la région ni de patrimoine documentaire unifié et aisément accessible, comme c'est le cas, par exemple, avec les régions de Montréal, de Québec, de la Mauricie ou de l'Estrie. La reconstitution du passé centricois dans son unité d'ensemble posait donc d'immenses défis. Elle a impliqué de la part de notre équipe des investissements humains considérables dans la mise en œuvre de nouveaux chantiers. La facture générale de l'ouvrage est d'abord celle d'une synthèse, en ce sens qu'elle cherche à réunir, puis à rendre cohérents et intelligibles les résultats de nombreux travaux particuliers réalisés avant les nôtres. Mais ce gros livre relève aussi, il faut bien le dire, de la monographie, car il puise abondamment dans des matériaux inédits et de nouvelles analyses menées au cours des douze dernières années. Nous sommes fiers aujourd'hui d'en livrer enfin le résultat.
Pour y parvenir, nous avons contracté de nombreuses dettes auprès de personnes et d'organismes, dont il importe de préciser la contribution. Parmi ceux-ci, il y a tout d'abord lieu de souligner la contribution généreuse de nos collaborateurs, ceux dont les noms figurent en première de couverture parmi les auteurs et coauteurs de l'ouvrage. Leur expertise a été essentielle pour traiter de thématiques particulières. Nos collègues historiens Lucia Ferretti, René Hardy, Thierry Nootens, France Normand, Normand Perron et Normand Séguin ainsi que Claude Bruneau se sont livrés à la lecture des versions préliminaires de plusieurs chapitres du volume, commentant généreusement nos résultats et prodiguant des conseils éclairés qui ont grandement contribué à améliorer la facture générale de l'ouvrage. Que tous et toutes reçoivent nos chaleureux remerciements.
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Un projet de cette envergure aurait été impossible à mener à terme sans la contribution de nos assistants de recherche, tous formés, à quelques exceptions près, dans nos programmes de maîtrise et de doctorat en études québécoises. Mario Bergeron, Manon Bussières, Caroline Coulombe, François Lachance, Karine Maurais, Jacynthe Mercier, Jacinthe Plamondon et Maude Roux-Pratte se sont vu confier des responsabilités dans des dossiers de première importance. Ils ont été accompagnés par François Antaya, Kathleen Bélanger, Simon Bernier, Benoît Bourbeau, Charles Bussières-Hamel, Marilène C. Rousseau, Dominic Comtois, Simon Fitzbay, Martin Gauthier, Véronique Jetté-Nantel, Marie-Ève Lachapelle, Catherine Lampron-Desaulniers, Manon Maheux, Roxanne Martin, Éric Poirier et Isabelle Roy. Ensemble, ils ont assumé le dépouillement et l'indexation de la presse régionale, l'exploitation des recensements nominatifs, la synthèse de plusieurs dossiers et bien d'autres aspects du travail de recherche. Ils exercent aujourd'hui leurs compétences comme agents de développement, conseillers, directeurs, professionnels de recherche, professeurs, etc. D'autres ont entrepris ou ont terminé avec succès leurs études doctorales. Quelles que soient leurs trajectoires personnelles, leur engagement enthousiaste dans le projet aura constitué un apport extrêmement important.
Notre collègue France Normand a joué un rôle de premier plan dans la mise en œuvre des gros chantiers de recherche que constituaient le dépouillement de la presse régionale et l'exploitation des recensements nominatifs. Les professionnels et employées de soutien du CIEQ, particulièrement Jean-François Hardy qui s'est occupé de la programmation des bases de données et de la supervision générale des assistants de recherche, et Marie Germain qui a assumé la mise en forme des textes et le suivi administratif du projet, se sont révélés de précieux collaborateurs. Jonathan Fournier (chargé de dossier pour l'iconographie), Chantale Dureau, Tomy Grenier, Gilles Vallée et Rollande Morissette nous ont également prêté main-forte dans le travail de préparation du manuscrit.
Enfin, par leur collaboration empressée et généreuse, d'autres personnes et regroupements et organismes du milieu nous ont grandement facilité la tâche, que ce soit par le temps gratuit qu'ils ont engagé dans la réalisation du projet ou par la grande ouverture dont ils ont fait preuve sur la question toujours difficile de l'accès aux archives et à l'iconographie. Alain Bergeron (Victoriaville), Jacinthe Couture (Ville de Plessisville), Benoît Cloutier (Société d'histoire de Plessisville), Isabelle Ferland (Ville de Victoriaville), Mario Lalancette (Archives du séminaire de Trois-Rivières), Pierre Magny (infographe), Sophie Morel (Bibliothèque et archives nationales du Québec), Richard Pedneault (Musée Laurier), Marie Pelletier (Archives du séminaire de Nicolet), Martial Pépin (Société d'histoire de Warwick), René Shooner (Société [11] d'histoire de Pierreville) et le personnel de la Société d'histoire de Drummond sont de ce nombre.
Sans l'appui financier de notre université, l'Université du Québec à Trois-Rivières (UQTR), et de son personnel, bien des choses nous auraient compliqué la vie. Des remerciements particuliers s'imposent ici à l'endroit de Guy Trépanier, bibliothécaire et historien, et du personnel compétent des services spécialisés de la bibliothèque de l'université. Nous devons enfin signaler la contribution immense de Normand Perron et de Georges Lamy (de l'INRS) ainsi que de Maurice Richard (président du comité) qui, tout au long de ces années, n'ont jamais cessé de nous faire confiance. Qu'ils reçoivent ici l'expression de notre plus profonde gratitude.
Claude Bellavance, Yvan Rousseau et Jean Roy
17 décembre 2012
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Le Centre-du-Québec

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