[7]
Histoire de la Mauricie.
Avant-propos
L’élaboration de cette synthèse d’histoire de la Mauricie aura habité notre carrière universitaire depuis ses débuts. Déjà, au milieu des années 1970, alors que nous nous impliquions dans la création d’un programme d’études de deuxième cycle en sciences humaines, ralliant d’emblée l’objectif de contribuer au développement régional que s’assignait notre université, nous lancions un vaste projet de recherche sur l’histoire de la Mauricie. Une bibliographie exhaustive, plusieurs études statistiques sur l’agriculture, l’exploitation forestière, l’industrialisation et les populations régionales, la réalisation de vidéos et la collecte de cartes et de photographies anciennes préparèrent la publication de deux monographies (Forêt et société en Mauricie et Trois-Rivières illustrée) et balisèrent une stratégie de recherche à long terme impliquant plusieurs étudiants à la maîtrise et au doctorat. C’était l’époque où la collection des synthèses d’histoire régionale alors sous la direction de l’institut québécois de recherche sur la culture annonçait ses premières parutions. Invités à s’y commettre, nous avons à quelques reprises reporté notre engagement pour nous consacrer à des tâches jugées plus pressantes. Et à chaque fois, nous trouvions aisément à justifier le report en faisant valoir que la synthèse à venir ne serait que meilleure si, pendant ce temps, appuyés par des étudiants en rédaction de mémoire et de thèse, nous poursuivions les recherches en cours. Au début des années 1990, alors que nous terminions une mise à jour de la bibliographie régionale (Bibliographie de la Mauricie, IQRC, 1991, 294 p.), il semblait bien que le temps était venu de commencer. Mais d’autres responsabilités nous obligèrent encore à repousser l’échéance, de sorte que le projet ne fut lancé officiellement qu’en 1997. Finalement, ce projet, commencé au début de notre carrière universitaire en marquera aussi le terme, car c’est une fois retirés de l’enseignement que nous avons pu trouver le temps disponible pour l’achever.
Les collaborateurs de cet ouvrage, ceux dont les noms apparaissent comme auteurs de même que les professionnels de recherche qui nous ont assistés dans l’élaboration des cartes et figures, la correction linguistique ou les recherches en archives, sauf exception, ont acquis leur formation sous notre direction comme étudiants dans les programmes de maîtrise et de doctorat en études québécoises. Ils sont aujourd’hui professeurs d’université ou professionnels de recherche. Nous leur exprimons ici notre plus grande gratitude d’avoir accepté de contribuer à cet ouvrage. Outre ceux dont les noms apparaissent comme auteurs, nous voulons nommément remercier Guy Trépanier, historien et bibliothécaire à l’Université, coauteur des deux bibliographies d’histoire de la Mauricie, qui avec empressement [8] nous a toujours prêté son précieux concours pour retracer les documents les plus rares ; Jocelyn Morneau, France Normand et Martine Tremblay, tous trois docteurs en histoire, qui ont participé à la préparation de plusieurs de nos dossiers ; Gilles Vallée, historien et professionnel de recherche qui a apporté son soutien technique à la réalisation des cartes et figures ; Guy Boisclair, Mario Lachance, Daniel Robert et Marc Séguin pour leurs avis sur quelques-uns de nos textes ; Hugues Brunoni, historien, qui en plus de la correction linguistique du manuscrit y a porté un regard critique ; Marie Germain du secrétariat du département des sciences humaines qui a contribué à la préparation technique des textes ; Claude Bellavance, directeur du Centre interuniversitaire d’études québécoises, port d’attache et lieu de réalisation de nos travaux, qui a mis à notre disposition tous les équipements et services possibles pour nous faciliter la tâche.
Pour leur soutien résolu aux différentes étapes de cette aventure intellectuelle, nous exprimons aussi notre gratitude à l’institut national de la recherche scientifique (INRS), et particulièrement à son centre Urbanisation, Culture et Société, responsable du développement de la collection des histoires régionales ; à 1’Université du Québec à Trois-Rivières ; au comité directeur qui a œuvré à réunir les fonds nécessaires à la recherche : à Georges Lamy, de l’INRS, qui a veillé avec un soin méticuleux aux relations avec le milieu et au soutien matériel de notre démarche ; à Normand Perron, de l’INRS également, qui, en sa qualité de coordonnateur du Chantier des histoires régionales, nous a épaulés dans la préparation de cette publication et dont les conseils nous ont été très précieux ; à notre éditeur Les Éditions de l’IQRC / Les Presses de l’Université Laval.
Enfin, pour leur collaboration empressée, nous remercions chaleureusement Appartenance Mauricie société d’histoire régionale, la Société d’histoire et de généalogie de Louiseville, la Société de conservation et d’animation du patrimoine de Trois-Rivières, la Société historique de LaTuque et du Haut-Saint-Maurice, la Cité de l’énergie, les Archives nationales du Québec (à Québec et à Trois-Rivières), la Bibliothèque nationale du Québec, les Archives nationales du Canada, les Archives du séminaire Saint-Joseph, les Archives du diocèse de Trois-Rivières, les Archives de ['Université du Québec à Trois-Rivières, les Archives de la Ville de Trois-Rivières, la Société Saint-Jean-Baptiste de la Mauricie et tous ceux trop nombreux pour être nommés ici qui nous ont fourni des photographies.
René Hardy et Normand Séguin
* * *
[9]
Ce volume sur l’histoire de la Mauricie est le dix-septième à être publié dans le cadre des travaux du Chantier des histoires régionales de l’institut national de la recherche scientifique, centre Urbanisation, Culture et Société. L’objectif de ce chantier est de réaliser une synthèse de chacune des régions historiques du Québec en partenariat avec le milieu. La présente synthèse est le fruit d’un projet de recherche dont la planification financière et scientifique a débuté en 1996 avec les différents échanges entourant la formation d’un comité d’honneur et d’un comité directeur régional ainsi que la constitution d’une équipe de chercheurs. Dès l’année suivante, le projet a officiellement démarré.
Au comité d’honneur revint la responsabilité de faire la promotion du projet d’histoire de la Mauricie dans la région. Mesdames Aline Chrétien, à titre de présidente, Claire V. De La Durantaye, Lise Landry, Messieurs Gilles Dontigny, Jean-Pierre Jolivet, Pierre Lapointe, Guy Leblanc, Yves Lévesque, Denis Lafrenière et Monseigneur Martin Veillette ont été appelés à faire partie de ce comité.
Pour sa part, le comité directeur régional, formé de représentants de l’institut national de la recherche scientifique et d’institutions et d’organismes du milieu mauricien, a permis de recueillir les fonds nécessaires à la réalisation de ce projet. Ce comité était composé de Messieurs Jacques Plamondon et Jean Fournier, qui agissaient respectivement à titre de président et de vice-président, de Madame Thérèse Domingue, de Messieurs Jean-Pierre Adam, Marcel Côté, René Hardy, Étienne Jacques, Jean-Denis Leduc, Georges Lamy, Jean Marineau, Denis Mayrand, Jean Panneton, Grégoire Rompré et Normand Séguin.
La direction scientifique de cette synthèse a été confiée à René Hardy et Normand Séguin, professeurs-chercheurs à l’Université du Québec à Trois-Rivières. Ils ont été au cœur d’une équipe de recherche qui a vite mérité le respect des différents intervenants associés au projet d’histoire de la Mauricie. Leur savoir-faire a permis une direction habile de l’importante équipe de collaborateurs ayant accepté de s’investir dans ce projet.
À ceux et celles qui ont participé au défi de réaliser cette synthèse sur l’histoire de la Mauricie, nous exprimons notre plus grande reconnaissance.
Normand Perron
INRS-Urbanisation, Culture et Société
Coordonnateur du Chantier des histoires régionales
|