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Le besoin d’être aimé et de comprendre
Présentation
En étant complice de ma vie, j'ignorais qu'elle deviendrait comme un manège qui tourne de plus en plus vite et que mon cœur en aurait eu le vertige.
J'ai eu à lutter contre les forces qui m'éloignaient de moi-même. J'ai toujours recherché à demeurer à la racine de mon être, vivre pleinement, afin de mourir le cœur ouvert, en acceptant ce qui m'arrive, et préoccupé du bien-être de ceux et celles que je laisserai vivants. J'aimerais que mon passage en ce monde laisse des traces, que les autres se rappelleront et sur lesquelles ils pourront continuer la recherche d'une vie toujours meilleure.
Je n'ai pas choisi le sujet de ce livre. Il s'est imposé à moi.
Dans ce petit bouquin que vous êtes en train de lire, je retrace le vécu de ma vie d'enfant, de personne blessée, de baptisé, de mon ministère comme prêtre en Église. Je partage ma foi, mes doutes, mes raisons de croire et de ne pas croire, tout en espérant que le divin qui m'habite m'accompagnera jusqu'à mon dernier souffle et m'ouvrira la porte de la vie éternelle, s'il y en a une.
- « Le seul Dieu que nous puissions connaître est le Dieu intérieur en lequel nous devenons nous-même. » (Maurice Zundel, dans L'Humble Présence, p. 114)
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Je cherche toujours à devenir moi-même, ce qui fut le combat de ma vie. J'ai longtemps pensé que les années accumulées rendaient une personne vieille.
En lisant le texte suivant de Gina Carditta, je me suis mis à me sentir jeune.
« On vieillit quand on abandonne sa vie entre les mains des autres, quand on n'a plus envie d'apprendre, quand on croit qu'on ne tombe amoureux qu'à vingt ans. On vieillit quand on est trop rationnel, parce que la rationalité ferme les portes de l'imagination, coupe les ailes et ternit les rêves. On vieillit quand on perd l'envie de s'émerveiller... »
Léon Robichaud, 15 août 2024
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