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Collection « Les sciences sociales contemporaines »

Naître pour mourir. Un regard sur l'achèvement de la vie. (2023)
Préface


UUne édition électronique réalisée à partir du livre de Léon ROBICHAUD, Naître pour mourir. Un regard sur l'achèvement de la vie. Shippagan, N.-B., Léon Robichaud, septembre 2023, 68 pp. [Autorisation formelle accordée conjointement par l’auteur et transmise par M. Claude Snow le 20 septembre 2024 de diffuser ce livre en libre accès à tous dans Les Classiques des sciences sociales.]

[6]

Naître pour mourir.
Un regard sur l’achèvement de la vie.


Préface

Vous qui tenez ce livre entre vos mains, avez-vous dernièrement pensé à la mort ?

Peut-être, à l'occasion du décès d'un être cher par exemple, un membre de votre famille, un ami de longue date ou un voisin. Mais encore là, devant cette réalité qu'est la mort, nous avons souvent tendance à la rationaliser et à l'exclure de notre propre existence. La mort, comme tout le monde le sait, c'est pour les autres ! Soit pour les personnes très âgées ou soit pour des individus extrêmement malades, rarement pour nous qui sommes toujours jeunes (peu importe notre âge d'ailleurs !) et en relativement bonne santé, car nous comptons sur la science toute puissante pour nous guérir à coup sûr de toutes maladies !

Mais la mort est quand même bien présente, une réalité pour tout être vivant que nous sommes. Et l'être humain est le seul être vivant qui sait qu'il va mourir un jour. Il n'a donc pas le choix de l'affronter, bien que nous préférerions sans contredit chasser ce rôdeur de notre existence.

Mais la vie et la mort sont indissociables. Ils sont non seulement indissociables, mais ils s'enrichissent l'un l'autre. La beauté, la fragilité et la richesse d'une vie ne se comprennent dans toute leur densité qu'en ayant la mort en toile de fond. Et une bonne mort est souvent le fruit d'une vie bien vécue.

[7]

Notre existence étant comparable à l'ascension d'une montagne, il est judicieux à certains moments de s'arrêter un peu pour reprendre son souffle. Se présente alors à nous l'occasion de faire une pause bien méritée pour regarder le parcours accompli et jauger le chemin encore à parcourir.

Par ce livre, le père Léon Robichaud nous invite justement à la réflexion sur la mort, mais aussi et surtout, sur la vie. Ayant déjà atteint un âge vénérable et fort de son expérience comme prêtre, confesseur et conseiller spirituel, le père Léon nous partage bien humblement son expérience, des réflexions et son espérance à travers les moments marquants de sa vie. En le lisant, nous avons l'impression d'être en conversation avec un ami qui se livre à nous bien simplement avec un verre de l'amitié à la main et autour d'un bon repas à déguster fraternellement.

Ce que nous partage le père Léon nous interpelle à bon droit, car son vécu fait remonter en nous bien des événements similaires de notre propre vie. Ce moment passé en bonne compagnie nous aidera à coup sûr à réfléchir et à reprendre ensuite notre route, encore plus forts qu'auparavant. Voilà ce que nous propose en quelques pages le père Léon Robichaud avec son livre Naître pour mourir et nous lui en sommes très reconnaissants.

Que cette lecture soit pour vous des parcelles de sérénité, de réconfort et d'espérance.

Pour ma part, je vous laisse avec ces deux citations, car comme vous le savez, pour tout être humain, lorsque l'on parle de vie ou de mort, l'amour n'est jamais trop loin !

« La vie est une cerise, la mort est un noyau, l'amour est un cerisier. »
(Jacques Prévert, poète français)

[8]

« Parce que nous aimons nos frères et sœurs, nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie. Celui qui n 'aime pas reste dans la mort. Mais celui qui aime connaît Dieu, car Dieu est amour. Voici à quoi nous avons reconnu l'amour : lui, Jésus, a donné sa vie pour nous. Celui qui croit en Lui, même s'il meurt, vivra, car il est la résurrection et la vie. Comme lui, nous aussi, nous devons donner notre vie pour nos frères et nos sœurs. »
(1 Jn 3,14-15 ; 4,8 ; et Jn 11,25)

+ Daniel Jodoin
Évêque de Bathurst,
Nouveau-Brunswick, Canada



Retour au texte de l'auteur: Jean-Marc Fontan, sociologue, UQAM Dernière mise à jour de cette page le mercredi 16 avril 2025 9:02
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
 



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