Une édition électronique réalisée à partir du livre de Gérard Bergeron, Lire François-Xavier Garneau 1809-1866 «historien national». Québec: Institut québécois de recherche sur la culture (IQRC), 1994, 244 pp.. Une édition numérique réalisée par Réjeanne Toussaint, bénévole, Chomedey, Ville Laval, Québec.[Autorisation formelle accordée, le 12 avril 2005, par Mme Suzane Patry-Bergeron, épouse de feu M. Gérard Bergeron, propriétaire des droits d'auteur des ouvres de M. Gérard Bergeron]
15 juin : Naissance à Québec de François-Xavier Garneau, fils aîné de François-Xavier Garneau et de Gertrude Amiot-Villeneuve.
1814-1823
École primaire et école mutuelle (Québec).
1823
Saute-ruisseau chez Joseph-François Perrault, greffier et député de l'Assemblée législative. Celui-ci donne des leçons d'anglais, de latin et d'histoire à ses clercs.
1825
Clerc chez Archibald Campbell qui lui fait faire des études notariales et lui ouvre sa bibliothèque. Garneau fait ses humanités à la chandelle, copie de sa main ses cours, pratique Byron, Milton et Shakespeare.
1828
Voyage en Acadie, aux États-Unis et dans le Haut-Canada.
1830
Juin : succès à l'examen professionnel ; notaire à 21 ans.
1831
Crises politiques au Canada. Garneau fortifie son culte de la liberté, laquelle est le « phare de la jeune Amérique ».
1831-1833
Voyage en Europe : Londres, puis Paris au cours de l'anniversaire de la Révolution de juillet. De retour à Londres, secrétaire de Denis-Benjamin Viger, délégué par l'Assemblée législative auprès du Ministère anglais.
1832
Membre de la Société littéraire des Amis de la Pologne. Rencontre d'écrivains et d'hommes d'État anglais et polonais. Second court séjour en France.
1833
Mai : Garneau s'embarque pour le Canada. Son gagne-pain : le notariat. Il collabore régulièrement au journal Le Canadien de Québec, dans lequel il publiera plusieurs poèmes. C'est en fin d'année qu'il lance l'hebdomadaire L'Abeille canadienne, qui paraît pendant deux mois.
1834
Secrétaire du Comité constitutionnel de Québec, il se fait le propagandiste des réformes de Papineau dans la presse et dans les assemblées politiques.
1835
Mort de sa mère. Au mois d'août, il épouse Marie-Esther Bilodeau.
1836
Il ouvre une étude de notariat, Côte de la Montagne. C'est vers ce temps qu'il prend conscience de sa vocation d'historien : il publie des « extraits historiques » dans Le Canadien.
1837
Naissance d'un fils, Alfred. Des soucis financiers accablent Garneau qui ferme son étude et entre, en qualité de caissier, à la Banque de l'Amérique britannique du Nord. Par la plume, il réclame l'amnistie pour les Patriotes jetés en prison.
1838-1839
Publication de poèmes dans Le Canadien.
1841
Il lance un journal, L'Institut, publication scientifique, industrielle et littéraire, avec M. David Roy. C'est en cette année qu'il dit adieu à la poésie pour se consacrer définitivement à l'histoire de son pays.
1842
Traducteur français adjoint de l'Assemblée législative.
1843
Un premier opuscule sur les voyages de Cartier, sous le titre d'Une Page d'histoire. Attaque d'épilepsie. Greffier de la ville de Québec.
1845
Août : l'événement littéraire de l'année : publication du premier volume de l'Histoire du Canada depuis sa découverte jusqu'à nos jours.
1846
Publication du deuxième volume de l'Histoire du Canada... Rechute d'épilepsie.
1848
Troisième et dernier volume de l'Histoire du Canada, qui s'arrête à l'année 1792. James Huston publie le Répertoire national dans lequel figure la plupart des poèmes de Garneau.
1849
La Chambre, dont la majorité est anglaise, vote à l'historien une somme de mille dollars pour l'aider à continuer ses recherches. Membre du Conseil de l'Instruction publique.
1851
Président de l'Institut canadien.
1852
Deuxième édition de l'Histoire du Canada.
1854-1855
Paraît en feuilleton dans le Journal de Québec son Voyage en Angleterre et en France dans les années 1831, 1832 et 1833. Piqué par la critique, il ordonne à son imprimeur de supprimer l'édition à peine brochée.
1856
Garneau publie, à l'usage des écoles, un Abrégé de l'histoire du Canada. Muni d'une nouvelle et précieuse documentation, il entreprend une troisième édition de son Histoire du Canada.
1859
Troisième et dernière édition de l'Histoire du Canada revue et corrigée, qui s'arrête à l'union des deux Canadas.
1860
Andrew Bell traduit en anglais l'Histoire du Canada.
1863
Le Foyer Canadien publie, en l'abrégeant, Le Voyage en Angleterre et en France. L'écrivain quitte son emploi de greffier. La ville de Québec lui accorde une pension.
1866
Terrassé par l'épilepsie, il meurt le 3 février, après quelques jours de maladie.
1867
Dévoilement de son monument funéraire au cimetière Belmont.
Dernière mise à jour de cette page le dimanche 26 juillet 200910:05 Par Jean-Marie Tremblay, sociologue professeur de sociologie au Cégep de Chicoutimi.
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