[1]
Économie et société. Pistes de la sortie de crise.
Avant-propos
La Conférence internationale Quel projet de société pour demain : enjeux, défis et alternatives qui s'est tenue à Lévis en septembre 2010 s'est avérée un franc succès. Elle aura réuni pendant deux jours près de 600 personnes dont des conférenciers de nombreux pays d'Europe et du Sud (Amérique latine et Afrique) et des participants de toutes les régions du Québec, de même que de la francophonie canadienne : des représentants, des dirigeants et des militants d'organisations coopératives, d'agriculteurs, de travailleurs, du mouvement communautaire de même que divers réseaux ou organisations de développement local et de coopération internationale, sans compter des étudiants et des jeunes.
Une réussite grâce notamment à la qualité de nos invités internationaux venus de différents continents et de tous les horizons et une réussite en raison de la qualité des échanges. Une conférence marquée par la réflexion, le débat, la discussion collective et le dialogue interculturel. Un événement qui aura aussi croisé les connaissances des chercheurs et le savoir professionnel des dirigeants de mouvements sociaux et des intervenants branchés sur le développement des communautés tout comme sur l'avenir du Québec.
[2]
Le présent ouvrage prolonge en quelque sorte cette conférence unique en son genre. Il s'imposait de laisser des traces écrites sur ce sujet crucial d'un projet de société pour le Québec qui ne se pose plus uniquement en termes nationaux mais en termes internationaux. L'ouvrage se veut aussi une contribution pour une meilleure connaissance des enjeux actuels du Québec et de la planète (inséparablement liés), une proposition sur les visées stratégiques de renouvellement de notre « modèle » de développement et une invitation à renouveler les formes de solidarité à déployer entre mouvements en ces temps d'incertitude. Bref une réflexion sociale, scientifique et critique liée à l'avancement d'une mondialisation équitable.
Tout ouvrage, comme la majorité des entreprises intellectuelles, est dans les faits une initiative collective. Plus que d'autres ouvrages de chercheurs, celui-ci a évolué dans le contexte de multiples réseaux et en premier lieu celui du mouvement coopératif. Nous n'aurions pu réaliser cet ouvrage sans la collaboration de plusieurs personnes qui l'auront marqué. Nos premiers remerciements vont à Marie-Joëlle Brassard, directrice du Service de recherche du Conseil québécois de la coopération et de la mutualité (CQCM) et à la direction du CQCM. Nous les remercions grandement pour leur apport prenant appui sur leur expertise professionnelle, sur leur capacité de mise en réseau et leur souci de nous assurer l'indépendance requise. Cet ouvrage qui est nôtre - nous en assumons l'entière responsabilité - y aura gagné en proximité avec les expériences novatrices en cours et avec les défis à relever sur le terrain.
Nous voulons aussi mentionner que la réalisation de cet ouvrage a bénéficié du soutien des centres de recherche de l'Université du Québec en Outaouais (UQO) et de l'Université du Québec à Rimouski (UQAR) auxquels nous appartenons, soit la Chaire de recherche en développement des collectivités (CRDC), l'Alliance de recherche universités-communautés en « innovation [3] sociale et développement des communautés » (ARUC-ISDC) et l'Alliance de recherche universités-communauté en « développement territorial et coopération » (ARUC-DTC).
Louis Favreau et Ernesto Molina
Été 2011
|