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Collection « Les sciences sociales contemporaines »
Jean GRAVE [1854-1939], L’individu et la société. (1897)
Table des matières
Une édition électronique réalisée à partir du livre de Jean GRAVE [1854-1939], L’individu et la société. Paris: P.V. Stock, Éditeur (Ancienne Librairie Tresse & Stock), Palais-Royal, 1897, 2e édition, 309 pp. Une édition numérique réalisée à partir d’un facsimilé de la Bibliothèque nationale de France.
Antagonisme de l'individu et de la société. Déviation du progrès. L’âme : conscience de soi. L'association spontanée. Infiltration de l’autorité, de l’exploitation. Apparition de la révolte. L’autorité assise. Le mal découlant de l’exercice de l’autorité attribué à ceux qui la détiennent. On change ensuite les formes. Plus d’autorité. Les détenteurs de l’autorité doutent de la légitimité de leur rôle. La peur de l’inconnu. L’idée marche.
Chapitre II. Des origines de l’autorité [15]
L’individu sacrifié à la société. Qui a l’antériorité, de l’individu ou delà société ? À quelle époque s'est faite l’association dans l’espèce humaine ? L’individu n’est pas une cellule. L’association s’opère à [300] tous les degrés de l’évolution. Diversité des formes de groupements. Diversité des institutions gouvernementales. Unité de la matière. L’association doit suivre l’évolution individuelle. L’autorité s’établit par le manque d’initiative. L’habitude façonne les caractères à la servitude. Commune origine de l’autorité et de la propriété. Asservissement des faibles. L’autorité se fortifie par la guerre. La religion lui prête son appui. La hiérarchie se complique. Les revendications deviennent aussi économiques. Nouvelles idoles. Les maîtres changent, mais l’autorité reste.
Chapitre III. Naissance de l’esprit critique [39]
L’esprit critique naît avec la compression. D’instinctive, la révolte devient consciente. Elle est justifiée par les maladroits défenseurs de l’autorité. L’astuce, la force et le nombre étaient le pouvoir. La flagornerie aux puissances donne naissance à l’économie politique. On s’occupe de l’origine des sociétés. La légende se crée, et l'entité se forme. Le contrat social ! D’aucuns trouvent que les privilégiés l’ont faussé. L’imprévoyance du pauvre. L’immuabilité sociale contredite par ses transformations continuelles. La religion se montre. Influence néfaste du Christianisme. Souffrez sur la terre pour gagner le ciel ! Matérialisme du spiritualisme. L’esprit réhabilité avec la matière. Agonie do l’esprit religieux.
Chapitre IV. La société-organisme [55]
Le peu de consistance des arguments tendant à la justification de l’oppression. On appelle la science à [301] l’aide. La Métaphysique. La Société marâtre. Il faut des riches pour faire travailler les pauvres. ? Ce sont ceux qui travaillent qui sont des fainéants ! Le triomphe de l’entité. L’individu réduit an rôle d’abstraction. Antériorité de l’Unité. Adaptation naturelle et compression ne sont pas la même chose. Les bienfaits de la révolte.
Chapitre V. L’abus des lois de l’évolution [67]
Quand il n’y en a plus, il yen a encore. Elles sont de plus en plus cyniques. L’emboîtement des germes. Les « emboîtements » de l’histoire. Autres faits, autres causes. Connais-toi toi-même. Déterminisme. Imprévu des causes déterminantes de la volonté. La volonté humaine et son arbitraire en l’histoire de l’évolution humaine. À force de se répercuter à travers des inconnues, les lois évolutives sont loin d’aboutir à des résultats identiques. La loi explique mais ne gouverne pas. Encore la métaphysique. Les résultats de l’évolution peuvent varier sans cesser d'être le fait de lois absolues
Chapitre VI. Alternance des regrès et progrès de la pensée [79]
Les réclamations commencent à se préciser. Chassé-croisé d’arguments. Et la question s’embrouille en s’éclaircissant. On peut demander la disparition de l’État tout en restant fortement autoritaire. « Le sel de la terre ». L’aristocratie intellectuelle aide à la démolition de l’autorité. Pas plus de la sienne que de toute autre. Les bourgeois eux-mêmes veulent détruire l’État. Action et réaction. On dépasse le but lorsque l’effort n’est pas mesuré. Entité contre entité. Sainte métaphysique ! Conception nette.
[302]
Chapitre VII. L’écrasement de l’individu [91]
Bonne composition de l’homme. Défauts du manqua de culture. Gène matérielle et gêne morale. - L’esclavage commence à l’enfance. La vie végétative de l’ouvrier. L’alcoolisme. Esclavage éternel. La nature inconnue du serf de l’usine. La souffrance croît avec sa connaissance. Supériorité de l’état de la brute. Le riche n’est pas le « sel de la terre ».
Chapitre VIII Le véritable soutien de la société [107]
Effarement des bourgeois en constatant la passivité des exploités. La justification de l’exploitation n’est pas toujours facile. On demande une « loi naturelle » ! Une explication nouvelle qui n’explique rien, et est ancienne. Cultiver l’ignorance pour accroître le savoir ! Travail de Gribouille. Dévouement des privilégiés ! Inconscience des travailleurs. La force intérieure ! L’ignorance. Toujours l’esprit métaphysique ! Les causes finales. Le bien de l’individu existant pour obtenir le bien de l’espèce. L’anthropocentrie. L’état social condamné par ses résultats. L’individu ne lègue à sa descendance que les qualités et les défauts qu’il acquiert. Arbitraire des lois sociales. Ironie des défenseurs de l’état actuel. Ce n’est qu’en résistant à la compression sociale que l’humanité a réussi à se développer.
Chapitre IX. Passivité de l’être humain [127]
Abaissement moral des individus. L’homme bon, des uns, mauvais des autres. L’homme est mauvais, mais soi-même on est bon. Neutralité de la nature humaine. Naissance de la « moralité ». La société [303] a faussé en les compliquant les notions de l’homme. Immoralité de la morale officielle. L’homme n’est exploitable qu’à cause des fausses notions de moralité qu’on lui inculque. L’être se sacrifiant par ignorance. L’état social organisé pour rendre l’homme mauvais. Il pose les individus en antagonisme les uns avec les autres. La crainte du gendarme. Les contrastes de l’ordre social. L’intérêt individuel promoteur des crimes. Dégénérescence de la dignité humaine. La morale-gendarme. L’homme ne fait pas le mal pour le mal. Eveil de la dignité chez l’être. Résistance de la nature humaine. Rappel à la dignité humaine.
Chapitre X. La morale [145]
Codification de la morale. La religion s’en mêle. Intervention de la conscience. Timidité de l’esprit critique. La moralité de l’homme. Contradictions. Définition du bien et du mal. Complications des sensations. Répercussion de nos actes. Positivisme et idéalité. La morale étant née, n’est que relative. L’état social engendre la morale. « Juste milieu ». La morale en conflit avec le « bien » de l'individu. Conflit entre la morale et l’individu. L’esprit métaphysique partout. Les actes n’engendrent ni récompense ni châtiment ; ce sont des faits matériels qui engendrent des répercussions matérielles. La moralité se dessine en les conséquences de l’acte par rapport à d'autres êtres. La théorie ne suit que la pratique. Ce n’est pas amoindrir son autonomie de subordonner son action à la nature de son être. L’enchaînement des êtres. L’individu est sa propre fin. Le bien de l’espèce découle du bien de l’individu. Le bien immédiat n’est pas toujours [304] un vrai bien. Complexité des sensations. Harmonisation de l'état social avec les individus. Vers l’harmonie,
Chapitre XI. L’être social [173]
Transformation des conceptions sociales. L’anarchie sourd de toutes parts. Les incohérents. Rien de nouveau sous le soleil. La culture du « Moi ». Rapetassage de vieilles conceptions. Toujours les abstractions. Illogisme de raisonnement. Egoïsme, altruisme. Les extrêmes se bouchent. Variabilité de nos tendances. Relativité de l’absolu. La logique mène à l'absurdité lorsqu’on ne tient pas compte des contingences. L’homme doit son intelligence à. l’état social. Où le bien peut produire le mal. Méfaits de l’abstraction. Débarrassons-nous de la métaphysique.
Chapitre XII. La liberté et l’association [199]
L’association pour le mieux. Divagations des autoritaires. Inutilité de récriminer sur le passé. L’évolution varie avec les conditions de départ. Coordonner, n’est pas abdiquer. Liberté n’est pas extravagance. L’asservissement engendre le mauvais vouloir. Généralité de l'état d’esprit anarchiste. On ne veut le pouvoir que contre les autres. La peur de l’inconnu. L’homme en revient toujours à lui-même. L’apprentissage de la vérité.
Chapitre XIII. L’éducation de la volonté [213]
Apathie chez les individus. La peur du qu’en dira-t-on. Inanité de la coercition. Les progrès acquis ne l’ont été que par la rébellion. Apprenons à nous connaître. La société porte en elle les causes de sa [305] destruction. Révolution des cerveaux. Le travail d« chaque jour. Ignorance de l’individu sur sa propre force. L’auto-affranchissement. Ne l’attendons de personne. Prenons conscience de nous-mêmes.
Chapitre XIV. L’initiative [223]
L’État ne s’est développé que grâce à l’inertie individuelle. La révolution émancipatrice. Elle ne le sera que si les individus sortent de leur torpeur. Le travail des minorités. Réveil de l’initiative. Durée de la révolution. La révolution est fatale mais ne sera que ce que la feront les individus qui l’accompliront. Le plus sûr moyen d’activer la révolution est d’opérer le travail qu’elle doit accomplir. L’individu n’ayant à compter sur personne doit se rendre compte du rôle qui lui incombera. Rien ne se crée de rien. Montrons par nos actes que nous pouvons nous passer de ce que nous voulons détruire. Sophisme du vol. Tolérance. La conviction est une force.
Chapitre XV. La panacée-révolution [241]
La métaphysique révolutionnaire. Déviation de but. Le milieu et l’individu, leur action réciproque. L’exploitation ne subsiste que par la tolérance des exploités. Les désirs et la réalité. L’évolution de l’idée amène la lutte contre l’autorité. Cercle vicieux. Éternité de la révolte. Divergences de la mentalité humaine. L’enseignement. L’évolution mûrissant, elle assure d’autant le succès de la révolution. C’est contribuer à la révolution en aidant à transformer les cerveaux. La révolution n’est qu’un moyen. Les autoritaires ont intérêt à l’ignorance. L’idée anarchiste comporte la lumière.
[306]
Chapitre XVI. Ne craignons pas la vérité [259]
La création de Dieu. C’est la crainte qui donne naissance aux concepts divins. Après avoir créé Dieu, l’homme en arrive à douter de son existence. Il le démolit pour en créer d'autres. Transposition d’attributs. L’homme n’est qu’une quantité négligeable en l’univers. L’humanité n’est qu’une abstraction. Les leçons de l’état social actuel. - Développons notre individualité. L’âme. La matérialité de sa conception. Relativité de l’immortalité. L’effroi de la mort. Le doute a détruit toute rénovation religieuse. Notre idéal.
Chapitre XVII. Retour à la simplicité [275]
« Non possumus ». Éternels recommencements. L’amour du merveilleux. Les complications de l’esprit humain. Ce n’est qu’à l'usage des choses que nous apprenons à les simplifier, sauf le gouvernement qui, lui, va toujours se compliquant. Imperfection de nos sens. L’ignorance engendre le merveilleux. L’esprit anthropocentrique. Substitutions d’entités. Origine animiste de l’esprit religieux. « Subjectivisation » de la matière. Retour au point de départ. Pauvreté de l’imagination humaine, malgré sa tendance à amplifier. Première déviation de l’évolution. Contribution de la littérature à l’erreur. Tyrannie de l’habitude. Les améliorations compliquent mais n’améliorent pas. Un rêve. Aveu de lâcheté. Les petits effets peuvent en produire de grands. Abdication de l’individualité. Manque d’initiative. Notre action comporte sa propre sanction.
[307]
Chapitre XIII. Et la femme ? [293]
L’Etre humain sans distinction de sexe. L’affranchissement de la femme ne peut s’opérer qu’avec celui de l’homme. Inanité des réformes partielles. Travail d’écureuil. C’est l’impuissance à s’élever qui fait s’attarder aux réformes. Rapetissement de la question. Choisir son maître n’est pas s’affranchir. Les leçons de l’expérience. Toujours plus haut.
Dernière mise à jour de cette page le mercredi 1 juillet 20267:04
Par Jean-Marie Tremblay, sociologue
professeur associé, Université du Québec à Chicoutimi.
Saguenay - Lac-Saint-Jean, Québec
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Jean-Marie Tremblay, fondateur des Classiques des sciences sociales